Sans un bruit (2018) VF

Sans un bruit (2018) Streaming VF
Sans un bruit (2018)Notes7.5
Titre original : A Quiet Place
1h 31min | Epouvante-horreur, Thriller | 03 avril 2018
De : John Krasinski
Avec : Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds, Noah Jupe, Cade Woodward
Critiques spectateurs (14)
  • Lauriane

    'Sans un bruit" est une film dans l'ensemble fort sympathique et intéressant qui met en scène une famille, jouée par de très bons acteurs (je salue la prestation d'Emily Blunt) qui doivent survivre dans un monde post-apocalyptique sans faire de bruits. Sur le papier l'idée à l'air géniale et elle l'est., cependant, tout au long du film on voit que cette idée à ses limites.
    En effet le film est bourré d'incohérences invraisemblables qui gâchent tout et surtout l'immersion du spectateur. J'ai soufflé, j'ai mis pause à je ne sais combien de reprises tellement il y a avait des incohérences: [spoiler] la quantité de fois où les personnages ont fait du boucan sans attirer aucune créatures, le gamin qui coure à toute allure dans le champ de maïs mais aucune créature ne le traque alors qu'elles sont à proximité de lui, le fait que personne, pas même des scientifiques n'ait pensé à détruire les créatures en leur bousillant le seul sens qu'elles ont grâce à des ultra sons par exemple, les créatures qui sont très rapides et fondent sur leur victime en un temps records mais qui quand le père met sa femme et son bébé dans la cave et que le bébé se met à crier, ces mêmes créatures ne courent pas, au contraire elles prennent leur temps pour arriver; de même, si les créatures sont attirés par le bruit, logiquement elles devraient être attiré par TOUS les bruits (la pluie, les orages, les ouragans, les rivières, les oiseaux et autres animaux etc...).[/spoiler]
    Je pense également que la durée du film a empêché le développement de deux intrigues qui auraient pourtant été primordiale de développer: la survie avec un bébé et la surdité de la fille.
    Au final, même si l'intrigue est très intéressante, les acteurs géniaux et les effets spéciaux performants, il ne reste que les (trop) nombreuses incohérences gâchent réellement le film.

  • alain  T.

    Exactement. Il en faut pour tous les goûts... Pour certains, Sans Un Bruit est magnifique, pour d'autres, c'est une daube qui prend ses spectateurs pour des buses au nom d'un concept bancal...

  • orpailleur13

    Sans un bruit..... mais pas sans frissons ! Pratiquement sans dialogues, ce film nous plonge instantanément dans une ambiance des plus oppressante où le silence ne fait qu'amplifier l'horreur de la situation. Efficace et parfaitement maîtrisé, ce film, au demeurant sans prétention et au budget minimal, est une petite pépite, qui n'a rien à envier aux blockbusters hollywoodiens..... comme quoi le cinéma peut nous réserver encore de belles surprises. Celle-ci en est une.

  • black B.

    Une bonne surprise, Sans un Bruit se démarque clairement par son style assez particulier. Les acteurs sont très juste et l'ambiance très réussie.
    Par contre le développement est un peu trop facile, et on a vraiment l'impression que le film débute peu de temps avant la fin... Une suite est annoncée, a voir... 3/5

  • Tommy Shelby

    Je trouve l'affiche du film vraiment naze, c'est un détail mais c'est dommage.
    Le film lui vaut vraiment le coup d'œil même si il le réal utilise quelques facilités par moment, "Sans un bruit " sort du lot

  • kenesis

    Tu as peut être raison. Ceci étant , vu tout ce qu'il a fabriqué entre temps(le type semble qd même sacrément débrouillard) je peux pas m'empécher de de me dire qu'il aurait pû prendre une pince pour tordre ce fameux clou...sans un bruit.

  • oberginois

    Film plutôt très réussi, alors que le début n'annonce rien de foufou.

    Le reproche principal est quand même une espèce de sentimentalisme à l'américaine (fierté du mâle, abnégation de la femelle, la famille c'est beau tralala).
    Mais malgré tout, le fait que ça soit fait "sans un bruit" réduit ces niaiseries simplement à un souci rythmique dans la 1ere moitié du film.

    Ce qui est par contre un vrai bonheur, en dehors de la trouvaille d'un film silencieux (et de tout ce qui est fait avec), c'est quand même le fait qu'on est plongés dans un monde dont on ignore tout, et on ne peut que s'ébahir de tout ce qui peut alors survenir.

    Et puis la fin est vraiment excellente :D

    Ca n'est clairement pas un film d'horreur, mais c'est un très bon film d'action/épouvante/survie.

  • alain  T.

    Bon ben pas de bol pour toi : je n'aime ni les James Bond, ni les Marvel et pas trop l'animation. J'aime quand un film est crédible, point. Pas forcément facile d'accès ou quand tout est expliqué (J'aime beaucoup Lynch et Bunuel par exemple... ). Mais un minimum de crédibilité (Quand c'est gros mais que c'est assumé ça passe). Pour Sans Un Bruit, tout est basé, selon ma lisibilité et mon ressenti, sur de l'incohérence et des grosses ficelles. Si ça plait à certains, tant mieux. J'ai trouvé ce film mauvais, je ne veux pas "refaire ce film". Ce n'est pas une question d'"accepter les choix des personnages", je n'aime pas qu'on me berne en voulant me faire avaler des pirouettes scénaristiques invraisemblables quand on me vend un concept. Point.

  • Henri M

    En 2021, la Terre a été envahie par des créatures aveugles réagissant au bruit. Les humains ont appris à vivre dans le plus grand silence, le moindre son pouvant leur être fatal. C’est le cas des Abbott (John Krasinski et Emily Blunt) qui, ayant perdu leur plus jeune fils (Cade Woodward) à cause d’une bête erreur d’inattention, redoublent de prudence avec leurs deux autres enfants (Millicent Simmonds et Noah Jupe). Mais comment éduquer des enfants, lorsque le moindre bruit et la plus petite erreur peuvent être si lourds de conséquences ?

    Initialement prévu pour appartenir à l’univers étendu de Cloverfield, Sans un bruit a réussi, par une décision commune et miraculeuse des scénaristes John Beck et Bryan Woods et de la Paramount, à échapper à une saga certes sympathique, mais trop inégale pour pouvoir produire des chefs-d’œuvre.
    Se dotant d’un budget qui, sans être ridicule (17 millions de $), autorise le film à s’assurer une rentabilité colossale en cas de succès, Sans un bruit met toutes les chances de son côté en lorgnant plus du côté d’un Jurassic Park ou Alien. De fait, cela faisait bien des années que l’on n’avait plus eu droit à une tension aussi réussie, et c’est un vrai plaisir de ressentir enfin un stress intense face au grand écran, renouant avec une recette que l’on croyait pourtant définitivement sombrée dans l’oubli.
    Se jouant merveilleusement du bruit dans une étude sonore rigoureuse et intéressante, Sans un bruit marque par sa capacité totale d’immersion, nous faisant oublier de respirer de sa scène d’introduction haletante jusqu’à sa dernière image, osée et jouissive. Car en effet, la grande réussite du film de Krasinski, c’est de savoir respecter toutes les limites qu’il s’impose. Ainsi, là où le climax aurait pu briser toute tension en basculant dans un combat ouvert entre les hommes et les créatures, le scénario a l’intelligence d’arrêter son film avant ce stade, restant constamment dans la stricte épouvante.( On peut y trouver des incohérences certes ,le clou qui dépasse, mettre un enfant au monde alors que faire du bruit est impossible, j'ai lu vos débats j'en rajoute pas).
    Par le biais d’un incroyable casting (que ce soit les acteurs expérimentés ou débutants, dont Millicent Simmonds, une vraie sourde-muette dont l’excellence annonce une grande carrière, et Noah Jupe, qui confirme son talent après le très bon Bienvenue à Suburbicon), Sans un bruit distille une paranoïa inquiétante à un spectateur qui ne demande qu’à avoir le plus peur possible. Et même si Krasinski ne se prive pas des inutiles jumpscares d’usage, son film réussit à dépasser sans problèmes le stade de l’horreur standard pour nous offrir un film de science-fiction angoissant à souhait et visuellement accompli (très belle photographie de Charlotte Bruus Christensen).
    On pourrait certes regretter que le concept ne soit pas exploité plus à fond (au lieu de couper tout lien social en se centrant sur une famille vivant en autarcie, il aurait pu être intéressant de s’intéresser à la perpétuation d’une vie en société, mais dans le plus grand silence), mais Krasinski nous offre une trop belle pépite, magnifiquement enrobée, qui réussit autant dans la tension que dans l’émotion, dont chaque bouchée est un pur délice, et à l’issue de laquelle on veille bien à sortir de la salle sur la pointe des pieds. Au cas où…

  • Marie Breton

    À tous les amateurs de films « qui font peur » ou de films suspense (ce qui correspond plutôt à la catégorie dans laquelle je le rangerais), je vous conseille d’aller en salle voir « sans un bruit ».

    Il met une quarantaine de minutes à démarrer, mais ensuite c’est vraiment pas mal !

    C’est un film à voir au cinéma en revanche, il perdra quelque chose à être vu chez soi (sauf pour ceux comme Robin qui sont équipés d’un écran géant et d’un son 5.1).
    Rien n’est très novateur si ce n’est le concept, mais le travail sur le son est impressionnant, et la photographie est belle et extrêmement bien utilisée.
    La bande originale est également géniale, et Les acteurs, sans être exceptionnels, incarnent parfaitement leurs rôles. Mention spéciale à Emily blunt et l’enfant sourde qui apportent un point de plus au film, leurs prestations étant clairement au dessus des autres.

    Effectivement tout est plus ou moins attendu (malgré quelques petites surprises), mais je n’ai pas boudé mon grand plaisir devant ce film gros budget (ce qui est une première dans ce genre de film).

  • Georges

    j'ai trouvé cette critique qui me va bien, je trouve :
    "Sans un Bruit" avait tout ou presque pour devenir un classique de la SF et de terreur, un marqueur de son époque comme : la menace mortelle permanente que fait peser sur les personnages le moindre bruit qu'ils feraient dans leurs activités les plus ordinaires.

    Malheureusement, Krasinski se plante beaucoup dans la construction de son scénario, en particulier dans la dernière partie du film : déjà, au départ, ça manque sérieusement de punch et la musique est à mourir d’ennui, on accroche seulement parce qu’on aimerait découvrir le pourquoi d’un tel silence, le mystère de ces monstres, la vie et l’histoire des personnages … peu de profondeur …

    mais ensuite, les personnages se mettent à faire n'importe quoi, comme dans un "slasher" bien basique, le timing de l'action ne tient plus, et, crime inexcusable, la résolution finale manque totalement de cohérence avec toutes les prémisses de la situation de départ.

    Situation loufoque de la relation entre la fille et son père, situation loufoque au début, avec l’histoire du petit garçon, situation loufoque de cette mère qui attend un enfant, situation complètement raté avec le clou, le silo, le feu d’artifice et autres événements qui tombent de nulle part, simplement là pour qu’il y ait un rebondissement.

    Au point où l'on se demande ce qui a pris Krasinski de saborder ainsi son film … ?

    Ajoutons aussi que Krasinski aurait dû, puisqu'il s'agit d'un film sur le silence - faire totalement l'impasse sur la musique convenue de "film de SF à suspense“, qui gâche beaucoup de scènes.

    Quelques jump-scares triviaux, hors sujet, viennent également confirmer qu'il est désormais très difficile de réaliser une œuvre vraiment ambitieuse et sans scories "du genre" dans le cadre du cinéma commercial.

    La déception est donc à la mesure de l'excellence du projet...

  • Ufuk K
    " sans un bruit " gros succès au box office américain est un thriller horrifique efficace. En effet même si le postulat de départ ( des créatures tuent des gens car elles font du bruit ) peut sembler risible, l'histoire est prenante de bout en bout avec des changements de rythme incessant, nous passons d'une rythme lent à un angoissant, terrifiant voir tragique. belle performance des acteurs qui interprète leurs rôles quasiment qu'en langage des signes.
  • Yves G.
    Dans un futur post-apocalyptique l'humanité a été quasiment détruite par des créatures mystérieuses, dont l'ouïe ultra-sensible permet de détecter le moindre bruit et dont la motricité et la force ne laissent à leurs proies aucun sursis.La famille Abbott a réussi à survivre, sans faire un bruit, à force d'inventivité. Mais l'équilibre qu'ils ont patiemment construit dans leur maison est menacé par la grossesse d'Evelyn et l'arrivée au monde d'un bébé forcément bruyant."Sans un bruit" a fait un triomphe aux États-Unis. Triomphe mérité tant ce film est un chef d’œuvre qui m'a cloué (retenez ce verbe) à mon fauteuil de la première à la dernière minute, moi que pourtant terrifient les films d'horreur."Sans un bruit" n'est pas seulement un film d'horreur avec des grosses bestioles terrifiantes - façon "Alien" - jouant au chat et à la souris avec d'innocentes victimes. C'est un film d'horreur post-apocalyptique familial et intelligent.Un film post-apocalyptique. L'adjectif est à la mode. Il est devenu un genre à part entière, dans la littérature puis au cinéma ("Je suis une légende", "World War Z", "L'Aveuglement", "Le Transperceneige", "Walking Dead", "La Route"...). Et c'est tant mieux. J'adore les interrogations que suscite le postulat de départ : que se passerait-il dans un monde détruit dans sa quasi-totalité ? quel sens métaphysique y conserverait le combat à mort que doit délivrer une poignée d'humains résilients pour survivre ? "La Route" de Cormac MacCarthy est, à cet égard, l'un de mes romans préférés, d'autant plus terrible qu'un père et son fils ne sont pas menacés par je-ne-sais-quelle violence surnaturelle mais par la dureté des éléments et la cruauté égoïste des autres survivants.Comme le livre de MacCarthy - et le film de John Hillcoat - "Sans un bruit" interroge le lien familial. Un lien familial mis à mal, dès les premières images du film, par un drame terrible dont on ne dira mot, mais qui nous souffle et nous glace. Sans qu'un seul mot soit prononcé, A quiet place nous fait comprendre l'amour immense qui unit Lee, Evelyn et leurs enfants. La circonstance que le couple Abbott soit interprété par John Krasinski et Emily Blunt (ah... Emily ... soupirs enamourés), unis à la ville, n'est pas sans impact. On frise parfois l'indigestion familialiste très US ; mais on n'y succombe pas.Enfin, et c'est le plus important, "Sans un bruit" est un film intelligent. S'il parle à notre cœur en mettant en scène une famille aimante, il parle tout autant à notre intelligence avec ce père bricoleur prêt à tout pour sauver sa famille, cette mère enceinte dont le courage impressionnant au moment d'accoucher dans les pires circonstances nous cloue à notre fauteuil (encore ? y aurait-il une subtile allusion ?) et cette fille futée qui saura faire de sa surdité un atout paradoxal pour combattre des créatures hyperacousiques. Pas facile a priori de raconter l'histoire sans paroles d'une famille condamnée au silence pour survivre. Le scénario aurait pu faire du surplace. Il n'en est rien.
  • Kowalski
    Il ne faut évidemment pas se fier à l’affiche qui pourrait faire penser à un thriller à la petite semaine. Non le couple Krasinski/Blunt ont accouché d’un chouette et original film d’anticipation plus proche de Prédator que de, disons, Don’t Breathe ! Encore peu chroniqué, A Quiet Place (titre original) a déjà 40 avis sur Sens critique et approche les 7 sur 10. Pour ma part, s’il n’est pas exempt de quelques défauts propre au genre post-apocalyptique américain (bonne direction artistique ne signifie pas forcément grande intensité narrative), la singularité du propos —être contraint au silence— parvient à créer un belle ambiance (notamment sonore), et l’intriguant prédateur est assez réussi !