Pentagon Papers (2017) VF

Pentagon Papers (2017) Streaming VF
Pentagon Papers (2017)Notes7.2
Titre original : The Post
1h 56min | Drame, Thriller | 22 décembre 2017
De : Steven Spielberg
Avec : Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson, Bob Odenkirk, Tracy Letts
Critiques spectateurs (13)
  • Henri M

    Le cœur de Pentagon Papers se trouve dans sa réflexion sur la retranscription journalistique (et humain en général) d'un événement et par quels moyens cela peut être muselé par le mal. Un thème plus qu'aujourd'hui d'actualité (en particulier maintenant avec les réseaux sociaux, même si l'on ne se concentre pas ici sur un emballement médiatique mais sur son absence de nouvelle).
    Car une vérité nécessitant obligatoirement la transparence et l'accord d'honnêteté entre le journaliste et le lecteur peut facilement être remis en cause pour ne devenir que de la simple diffamation par l'absence de source adéquate ou quand cette dit honnêteté est troublée par des liens intimes avec les personnes concernés par une nouvelle (alors que les journalistes et les politiciens entretiennent des rapports privilégiés). Tout comme cette vérité peut être tempérée si elle n'est pas gérée avec doigtée (mais sans être édulcorée) au vu des répercussions énormes qu'elle peut avoir. Le sujet est tout trouvé, car l'annonce d'une guerre inutile possède l'effet d'une bombe comme nous le montre la caméra. Au-delà des rivalités entre journaux (le New York Times et le Washington Post), Pentagon Papers nous montre aussi que la vérité est un caractère sacré qui nous touche tous et qui nous fédère tous lorsqu'il est remis en question et qu'il nous doit de réagir pour sa survie, en commun.

    La réponse que Steven Spielberg nous donne à tout cela est pourtant des plus simples: Rester intègre, respecter la liberté d'expression et surtout respecter la vérité des faits quelque soit les enjeux si cela est le plus juste (pas seulement si elle nous le paraît, seulement si elle l'EST).
    On pourra toujours dire que c'est naïf étant donné l’imbroglio compliqué que représente la politique et l'embrasement que peut avoir l'opinion publique devant une nouvelle, mais n'est-ce pas justement parce que la réponse est naïve qu'elle peut s’avérer être la bonne ?

    Pentagon Papers peut éventuellement être considéré comme un film mineur dans la filmographie de Steven Spielberg. Mais il est en revanche un film majeur pour l'apport d'une nouvelle pierre sur l'édifice du devoir de mémoire en ce qui concerne les valeurs à défendre sur la communication et les injustices d'état (le féministe on va dire que c'est un bonus, c'est pas comme si on allait s'en plaindre).
    En attendant Ready Player One qui apporte un peu de légèreté, on peut se revoir l'inoubliable et tout autant maîtrisé Les Hommes du président d'Alan J. Pakula moins parlant sur l'intégrité journalistique mais tout autant sur la nécessité de retranscrire des faits véridiques.

  • Edniro

    Spotlight est 10 000 fois en dessous de Pentagon papers

  • -Nomade-

    Difficile, en 2018, de rendre palpable le combat pour l'indépendance de la presse, à des spectateurs abreuvés de révélations quotidiennes à l'ère de Twitter ou Wikileaks.
    On sent donc parfois le poids de l'âge, chez Spielberg, qui n'évite pas quelques maladresses dans sa volonté de rendre lyriques des enjeux qui paraissent presque datés.

    Mais il ne faut pas se tromper de critique : ce film raconte l'avènement d'une presse réellement indépendante du pouvoir, dans une société où elle l'avait jusqu'alors pleinement accompagné. En un sens, il faut voir "The Post" comme un film historique, plus que comme le récit d'une enquête journalistique.

    Formellement, on reçoit une redoutable leçon de cinéma de la part d'un réalisateur qui commençait à se faire mou... La mise en scène s'enivre souvent d'effets de caméra brillants, et chaque plan est remarquablement maîtrisé.
    Spielberg, qui semble ici nettement plus impliqué que dans ses précédents films, se montre également un directeur d'acteur affuté, en offrant à T. Hanks, et surtout à M. Streep, fabuleuse, une de leurs meilleures compositions.

    Alors oui, le film est un peu bavard. Il cède parfois à la tentation de s'étirer, mais jamais paresseusement.
    Au final, un formidable film sur le journalisme, autant que sur une certaine époque.

  • elriad

    Doté d'une solide distribution et d'un sujet qui ne peut que passionner par son côté factuel, ce "Pentagon Papers" aux accents de vérité, de tribune pour une presse libre, résonne étrangement à l'heure où la presse et les médias sont devenus une véritable force politique, faisant et défaisant l'actualité, prenant parfois le rôle d'un tribunal médiatique au détriment d'une Justice indépendante.Oui la presse doit être libre. Au service de l'information et de la vérité. Non la presse ne doit en aucun cas oublier la déontologie à laquelle elle est tenue, et vérifier avec précaution toute source avant de chercher à faire le buzz et créer la polémique. Qu'en est-il aujourd'hui, la question mérite d'être posée presque un demi siècle après les faits que relate le film. Pour la forme, en revanche, comme souvent, Spielberg livre un exercice d'un classicisme absolu, au bon moment pour la sacro-sainte cérémonie des Oscars....

  • Mr Larsen

    Steven Spielberg offre une reconstitution soignée d'une affaire politico-journalistique retentissante et captivante née en pleine guerre du Vietnam. La photographie est, comme toujours avec le metteur en scène, de grande qualité et le casting au diapason, les principaux protagonistes que sont Katharine Graham (Meryl Streep indécise et attachante), Ben Bradlee (Tom Hanks toujours charismatique et non dénué d'humour) ou encore Robert McNamara (Bruce Greenwood tout en tension) en tête. On vibre tout du long avec ces personnages jusqu'au dénouement final, un sympathique mais attendu "happy end" comme savent si bien le faire les Américains.
    Avec "Pentagon Papers", Spielberg s'inscrit dans la grande tradition des films "journalistiques". D'ailleurs, Ben Bradlee (Tom Hanks) porte le même nom que le journaliste du Boston Globe (John Slattery) dans "Spotlight" de Tom McCarthy. Pas forcément un clin d'oeil, les deux films se basant sur deux histoires vraies totalement différentes, mais peut-être une destinée similaire. Pour mémoire, "Spotlight" avait reçu l'oscar du meilleur film 2016, ainsi que celui du meilleur scénario original.
    Spielberg aura-t-il droit aux mêmes honneurs ? Il le mériterait assurément.

  • nikos182

    Situation peu comparable, c'était une autre époque les pentagon papers le Watergate et cie ! quand on voit que Obama et ses prédécesseurs n'ont pas été inquiétés par le scandale des écoutes et de la surveillance massive du peuple américain par la NSA (révélé grâce a Snowden qui risque toujours la cour martiale), de plus l'affaire russe Trump c'est du pipi de chat a côté (mais paradoxalement il risque plus ^^) il semblerait d'ailleurs que cette affaire fasse pchiit. Sinon Trump n'est pas assez intelligent pour mettre en place des affaires comparables, Nixon passerait pour quelqu'un de largement plus fin a côté de Trump

  • bruce_campbell

    Spielberg revient à son meilleur avec ce film, sa realisation est une merveille de precision, on retrouve le grand Spielberg qui apporte toute l'energie de Les Dents de la Mer ou Jurassic Park dans sa mise en scene.

    Et bien sur, Streep et Hanks sont incroyable de jutesse dans leur rôle. Petite info, en VOST, c'est la vraie voix de Nixon durant tout le film, tiré des véritable bandes. Je ne doute pas qu'un film sur Trump serait fait bientôt de la même manière.

    Je pense que The Post pourrait gagner l'Oscar du meilleur film vu le sujet est traité de façon tellement moderne.

  • nikos182

    Film parfaitement dosé, Spielberg au meilleur de sa forme ! Par contre il faut vraiment s'être intéressé au sujet (de la guerre au vietnam) pour saisir l'importance des évènements relatés ici sinon on risque de rester un peu en dehors ! Moi je sortais de l'excellent série documentaire d'Arte sur la guerre du Vietnam (7h de doc) que je conseille a tout le monde pour ceux qui s'intéressent au sujet. La fuite de ce rapport est absolument déterminant dans le retournement de la guerre dans l'opinion publique américaine, c'est vraiment l'élément déclencheur ! une fois qu'on a compris cela on comprends que ce Spielberg n'est vraiment pas anecdotique. Ca c'est pour le contexte
    car sinon il faut savoir qu'en soit le sujet presque principal du film est le sujet de l'indépendance de la presse (thème toujours actuel) par rapport aux financeurs et a nos gouvernants et pas forcement l'histoire de la fuite des pentagon papers en elle même(comme le titre Français le laisse penser)

  • Kao-BB

    Vu en VOST ce matin ! Sujet intéressant, reconstitution historique aux petits oignons et casting très qualitatif...mais le film n'est malheureusement pas emballant, la quasi-absence de tension dans les enjeux des personnages et un traitement trop lisse et monotone de ces derniers et de l'histoire (malgré quelques petits bons points techniques et une ultime scène surprenante qui change un peu de la fin de film classique) font que je n'ai pas accroché à ce qui sera l'un des deux crus Spielberg de l'année 2018. Alors en attendant Ready Player One, 2/5 pour Pentagon Papers

  • gaetan1.arnould
    Passionnant ! Spielberg met en scène avec brio un passage fondamental de l'histoire américaine récente. Le film rappelle à quel point la présidence Nixon a pu mettre en danger les fondations de la démocratie américaine et notamment sa tentative de museler la presse ( [Spoiler - le clin d'oeil au scandale du Watergate à la fin est opportun - Spoiler] ). Le film est construit comme un vrai thriller et, même si on connaît ou au moins on anticipe le dénouement, on reste tenu par le suspense. Même si je trouve dommage que le film n'aborde pas un poil plus le contenu même des Pentagon Papers, le film est à conseiller à tous ceux intéressés par l'histoire contemporaine ou par les questions de liberté de la presse.
  • Jean-Louis B.
    Du grand cinéma, merci Monsieur Spielberg, merci aux acteurs. ...Il y avait Les Hommes du président, d'Alan Pakula, grand film de journalisme sur l'affaire du Watergate. Il y a maintenant le magistral Pentagon Papers, qui écrit le chapitre précédent, le premier affrontement du Washington Post avec le pouvoir…
  • Sabrina F.
    The Pentagon Papers "Dans le premier amendement, les pères fondateurs ont donné à une presse libre la protection qu'elle doit avoir pour remplir son rôle dans notre démocratie. La presse devrait servir les gouvernés, non ceux qui gouvernent. Le pouvoir du gouvernement de censurer la presse a été aboli afin que la presse demeure à jamais livré de censurer le gouvernement. La presse fut protégée afin de pouvoir découvrir les secrets du gouvernement et en informer le peuple. Seule une presse libre peut dévoiler efficacement toute tromperie du gouvernement." Hugo Black, Juge à la Cour Suprême, 1971. #StevenSpielberg signe un chef d'œuvre absolu. Un thriller journalistique et politique qui donne une belle leçon de démocratie universelle. Le film trouve son écho dans la société actuelle (clin d'œil aux "#fakenews et à #metoo). C'est une magnifique déclaration aux femmes et au travail journalistique. Une œuvre folle, grandiose et haletante sur la place des femmes dans le pouvoir et la société ainsi que sur la liberté d'expression. Le duo formé par #MerylStreep et @tomhanks est simplement magistral. Il donne un ton différent au scénario de #JoshSinger (Spotlight) déjà très prenant. Ce film est un appel à la lutte pour la démocratie. En ce début d'année, il ne faut absolument pas passer à côté. ♥��🤗😀�♥� #ThePost @universalfr
  • L'Info Tout Court
    N’en déplaisent aux comédiens, excellents par ailleurs, ce n’est pas tant eux les stars du long-métrage, mais bien ce qu’il s’y raconte. Dans la lignée des Hommes du président avec lequel il pourrait faire office de préquel, et de Spotlight – dont le scénariste Josh Singer a co-écrit Pentagon Papers -, le film rend hommage aux journalistes et à ce quatrième pouvoir au service des gouvernés et non des gouvernants. Telle une pique adressé à Trump et ses invectives envers les médias, Spielberg signe un édito cinématographique percutant.