Le Mans 66 (2019) VOSTFR

Le Mans 66 (2019) Streaming VOSTFR
Le Mans 66 (2019)Notes8.1
Titre original : Ford v Ferrari
2h 32min | Biopic, Drame | 13 novembre 2019
De : James Mangold
Avec : Matt Damon, Christian Bale, Caitriona Balfe, Tracy Letts, Jon Bernthal
Critiques spectateurs (7)
  • ZybaX

    Le Mans 66 est un grand film de Cinéma dans lequel James Mangold utilise la course automobile, et la passion qu'elle génère chez les êtres humains, simples commerciaux comme pilotes chevronnés, pour rappeler comment fonctionne les rapports de force à Hollwyood, entre les studios, les producteurs et les réalisateurs.

    Les comédiens sont magistraux, du premier au dernier rôle.

    Tout simplement brillant de bout en bout.

  • Bagheera

    J'vois pas comment on peut comparer Le Mans 66 et Fast&Furious, tellement rien à voir si ce n'est les voitures.
    Ou alors faut que je change de lunettes.

  • Naughty Dog

    personnellement la mise en scène de Ford v Ferrari m'a pas mal fait penser à "Jours de Tonnerre" de Tony Scott ^^

  • Benito G

    Non Polanski reste number one!lol. Mais de pas beaucoup. En gros la même centaine de millier... mais Polanski a plus d une centaine de copie en plus donc le ratio valide Le mans 66

  • Cooper1992

    Le Mans 66 pique la vedette à Polanski. Magnifique !

  • demencia

    Ford vs Ferrari , c'est quand même plus classe que Renault vs Lada !
    Ceci dit , ce film ne m'intéresse pas du tout , c'est juste pour partager une petite blagounette !

  • Naughty Dog

    2 ans après Logan, voilà le retour de James Mangold, pour un film centré sur la lutte Ford v Ferrari (d'où le titre original) afin de gagner le Mans 66 en construisant la voiture la plus rapide du monde.

    Très vite, on se rend compte que le cœur du film n'est pas tant L'affrontement entre les 2 fameuses firmes que celle de 2 idéologies pour parvenir à ces fins.

    En effet, le film est avant tout centré sur le duo Carroll Shelby (ex-pilote qui révolutionnera la conception de la Ford GT) et Ken Miles (mécanicien qui vit pour la course automobile), 2 êtres fondamentalement opposés néanmoins liés par l'amour du circuit, de l'adrénaline et l'amitié qui en découlera.

    Mangold met l'humain et la passion jusqu'au-boutiste de ces 2 hommes au premier plan (dès l'intro du film, où un Caroll à cran refuse d'arrêter de piloter malgré sa veste enflammée) en opposition aux cols blancs et pontes de la hiérarchie industrielle, mettant en avant cette dichotomie "macro-micro" de cet affrontement idéologique (telle une Guerre Froide entre 2 blocs).

    Le spectateur qui s'attend donc à un "film de course" (à l'instar de l'excellent Rush de Ron Howard) sera peut-être surpris de l'approche, via une première partie arrivant à très bien balancer les scènes de bureau, d'essai de prototypes à toute berzingue voire de séquences plus calmes avec la famille de Ken Miles (on pourra sans doute reprocher le manque de scènes signifiantes de Caitriona Balfe et Noah Jupe, pourtant très bons, mais peu vecteurs d'émotion).

    Pour ce qui est de la dernière ligne droite, le film ne lâche jamais le spectateur lors des 24h de Daytona et du Mans, véritables moments de bravoure où la caméra de James Mangold semble enfin exister et se dépasser, boostés par un montage des plus énergiques. Car oui c'est bien sur la piste que la mécanique bien huilée de Le Mans 66 s'emballe, sublimée par une bande-son à la rythmique plutôt rock’n’roll et pêchue de Marco Beltrami (Logan , Sans un bruit), ainsi qu'une photographie précise de Phedon Papamichael (Alaska , Downsizing).

    Comment ne pas parler des 2 têtes d'affiche : Christian Bale, ayant perdu 30 kilos après Vice, y est excellent en tête brûlée fou du volant et au tempérament sanguin. Un rôle inédit pour un acteur qu'on ne présente plus, dont le jeu intense ou comique, et l'accent british volontairement accentué, sont un délice.
    Matt Damon livre un beau contre-poids, en homme mesuré et passionné, principal narrateur des enjeux du film.

    En conclusion, si le film ne dévie jamais réellement de sa route, Le Mans 66 demeure un film engageant, rythmé, doté d'une énergie communicative qui ne peut qu'embarquer le spectateur (même un non converti au sport automobile) en plaçant l'humain au premier plan.
    Jamais trop didactique ou pontifiant, bénéficiant d'une reconstitution d'époque exemplaire (les stands du Mans semblent tout droit sorti du passé), d'une fabrication maîtrisée et d'un casting talentueux, James Mangold nous gratifie d'un nouveau pari réussi.

    4/5