Hostiles (2017) VF

Hostiles (2017) Streaming VF
Hostiles (2017)Notes7.2
2h 14min | Drame, Western | 22 décembre 2017
De : Scott Cooper
Avec : Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi, Adam Beach, Ben Foster
Critiques spectateurs (17)
  • Tommy Shelby

    Une scène d'ouverture qui nous met d'entrée dans l'ambiance de ce western assez singulier.
    Les scènes d'affrontement sont rares mais efficaces, ici la place est faite à la psychologie des personnages, leurs actions passées et les conséquences de celles ci. Suivre aveuglement une cause quelques soient les conséquences ou s'affranchir de ses démons antérieurs pour se tourner vers un avenir plus radieux ?
    On pourra reprocher un traitement un peu cliché du peuple amérindien, même si le sujet principal du film n'est pas là.
    Hostiles ne m'a pas déçu, belle distribution, beaux paysages ,du bon cinéma comme on en voudrait plus souvent.

  • Reynald A

    Un hostiles de bon films,pour ceux et celles qui aiment les longues promenades en chevaux et manger froid.Drôle de coincidence,le profil du chef est le même que sur le chandail des Blackhanks de chicago.

  • AM11

    Un western pour Scott Cooper, c'est presque une suite logique vu que ses précédents films s'en rapprochaient beaucoup notamment dans le style et l'approche très lente des faits. Avec "Hostiles", il ne révolutionne pas le genre, mais il parvient à faire un western âpre et puissant qui tient en haleine jusqu'au bout malgré un rythme linéaire et un scénario qui peut sembler limité. Deux aspects qui ne m'ont jamais dérangé. Cette histoire peut être transposée à de nombreux conflits avec ce différend qui a fait énormément de victimes des deux côtés puis vient le calme avant parfois des regrets. Des ennemis d'un jour obligés de s'allier, mais pas forcément par la force des choses... Le réalisateur s'intéresse aux deux clans sans jamais juger, prendre partie, excuser ou diaboliser qui que ce soit. Il y a un vrai questionnement sur le bien et le mal. Malgré sa violence pas forcément visuelle et des faits durs, ce drame est profondément humain. Tout l'aspect psychologique est bien traité et pourtant, il y a très peu de dialogues ce qui rend encore plus fort ce qu'il se passe. D'ailleurs, la force du film réside avant tout dans l'évolution de l'histoire et de ses personnages. "Hostiles" est un très bon film à la fois cru et brutal, mais aussi émouvant et sobre qui est ponctué par des scènes très intenses en plus d'être porté par un excellent trio qui s'exprime avec beaucoup de pudeur. 4/5

  • Nynuption

    Petit update parce qu'en fait je n'en sais rien. Je m'étais visiblement trompé, le film a certes commencé à être diffusé en 2017 mais dans le cadre de festivals, et le film est bel et bien sorti aux USA en 2018 (26 Janvier exactement) après je ne sais pas si les cérémonies du genre Oscar récompensent en 2018 les films sortis seulement en 2017 ou également les films sortis début 2018 avant la cérémonie (c'était le cas de Phantom Thread cette année sorti le 19 janvier, mais du coup 4 jours avant les nominations officielles qui étaient le 22 ou le 23), mais le film été nommé au côté de films nommés aux oscars cette année et sorti et 2017 à certaines cérémonies pas très connus. Mais bon cette histoire me paraît louche, je veux bien que certains films qui ont tous de films à récompenses soient boudés, mais à ce point là c'est étrange pour un film comme Hostiles. Bref, j'espère m'être trompé et le voir aux Oscars 2019 !

  • Mr.Allegor

    Je dirai... Avis défavorable lol.
    Mais peut être l'as tu déjà vu avec lui.

    Perso j'ai adoré ce film.
    Il n'est pas très complexe.
    Mais il est très très dur, glaçant même.
    Ce n'est pas du tout l'ambiance qui convient pour un gamin de 10 ans à mon avis.
    Et on a tous été des gamins, et on a tous voulu voir des trucs "pour les grands" mais je pense que ce film peut être assez choquant.
    On n'est pas au même point que The Revenant mais pas loin non plus.
    Blade Runner était coloré, magnifique esthétiquement, et si il était assez violent, ça n'a rien à voir avec des scènes crues de Hostiles.

  • Carmen Cru

    La critique de Libé quelque part ci-dessus est la chose la plus juste qui ait été écrite sur Hostiles ( avec celle de Petit Doigt et de plusieurs autres "critiques spectateurs" 1 et 2 étoiles, plutôt bien écrites, argumentées et pas spécialement virulentes ni outrageuses qui ont curieusement disparu du tableau...)

  • Mr.Allegor

    Je pense que le film est le digne héritier de Danse avec les loups ;)
    Un mélange entre ce dernier un The Revenant en gardant les points forts des deux.
    Perso celui que j'ai longtemps mis sur le haut du podium était "Il était une fois dans l'Ouest" que je trouvais très subtile par rapport justement à certains films avec Eastwood comme "Le Bon, la brute et le truand" qui aurait du s'appeler "Les 3 Truands" !
    D'accord avec toi sur la critique que l'on peut faire de la marvelisation, que dis je, de le Disney mania qui touche le cinéma (et Lone Ranger fait que les westerns n'ont pas été épargnés !).
    Ce qui me fait peur est si les gens sont incapables de vivre la fracture entre le schéma imposé par Disney et d'autres films plus originaux...
    Ce Hostiles n'a rien d'un western comme les autres, alors que sur le papier il a tout du film cliché au possible.

  • Ale56

    Patriotique??? Le film est tout sauf patriotique. Concernant le puritanisme, ça va de pair avec l'amérique, le film n'invente rien et n'en fait pas des caisses sur le sujet contrairement à ce que tu prétend. Tu parles des comanches comme étant les seuls dépeints comme "hostiles" et assoiffés de sang, alors que presque tout les personnages du film sont "hostiles", à commencer par Blocker, et le chef cheyenne. Ensuite le film ne légitime pas les massacres d'indiens fait dans le cadre du "travail", ça c'est ce que tente de se persuader Blocker, tout comme son pote qui dit avoir tuer tout ce qui bouge, et qu'à force on s'habitue...on connait la suite. Bon après je vais pas revenir sur toutes tes critiques envers le film,
    mais j'ai l'impression de pas du tout avoir vu le même film que toi.Il y a des déductions assez évidentes dans le film mais a t'entendre j'ai l'impression qu'il aurait fallu coller une voix off pour tout décrypter.

  • Naughty Dog

    ses autres films sont bons (mais ne cassent pas des briques) ^^

    je vois Hostiles demain matin :)

  • Nynuption

    Incompréhension totale sur comment un film comme Hostiles sorti dans le courant de l'année 2017 n'a été nommé dans aucune des cérémonies cinématographiques récompensant les films de l'année, au moins les performances de Bale et Rosamund Pike en aurait bien mérité.

  • Jean-Louis B.

    Le film prend son temps pour expliquer les origines des Etats Unis,
    la façon dont les indiens ont été dépossédés de leurs territoires,
    et
    toute la violence qui s’ensuit ...

    Des meurtres qui, dans les deux camps, n’ont pas forcément de sens.

    Les "représentants de l'ordre nouveau"

    se reflètent

    "dans le miroir des vaincus, indiens et blancs".

    Les émotions sont contenues,
    par des personnages durs,
    qui peuvent exploser à tout moment et sont imprévisibles.

    Hostiles est une vraie réussite👍

  • Mr Larsen

    Très joli western naturaliste qui perd dans son scénario convenu ce qu'il gagne en dimension humaniste grâce à la partition d'un Christian Bale en pleine rédemption et à la féminité maternelle d'une Rosamund Pike que j'avais quitté très inquiétante dans "Gone Girl". Les paysages sont magnifiques, sublimés par la photographie pittoresque de Masanobu Takayanagi. Mieux, le film interroge, surtout dans sa dernière partie, sur la frontière parfois ténue entre amour et haine de son prochain, entre guerre et paix, entre justice et iniquité : des thématiques transposables dans notre société contemporaine. On pourra regretter toutefois certaines redondances dans la construction du film (traversée du pays, camp le soir...) et l'absence de Flash-backs sur le passé sulfureux de Joseph Blocker qui aurait permis de mieux comprendre (plus que par simple évocation) les remords du personnage vers la fin du film. Tout ça est finalement anecdotique tant Scott Cooper s'est approprié le genre du western et ses codes avec "Hostiles". Avec en prime la courte mais plaisante incursion de Paul Anderson (Arthur "Fookin" Shelby dans Peaky Blinders). Ce qui achève de me convaincre que ce film est une belle surprise !

  • Kyle V.

    Aux apparences classiques, ce nouveau western signé Scott Cooper se révèle être une évocation profondément humaine et complexe sur les nombreux conflits entre cowboys et indiens, mais va même au delà de ça, pour nous proposer une vraie réflexion sur les querelles entre chaque êtres humains. Nuancé et subtil, Hostiles est un film sur la haine, celle qui nous façonne et fascine tous. Porté par des acteurs époustouflants, ce bijou du genre dépeint une atmosphère âpre et sauvage (à l'image de sa brillante séquence d'ouverture).

  • Remi S.
    De superbe paysage et une exellente réalisation, un scénario à la fois dur mais aussi touchant en évoquant des sujets importants sur l'homme et la discrimination, Christian Bale et tous le reste du casting incroyable dans leurs jeux d'acteurs ... Scott Cooper signe l'un des meilleurs films de ce début d'année 2018 et ramene le genre western sur nos écran de la meilleure des façon, " Hostiles " est un film à voir !
  • Sizok
    Vue récemment Hostiles recevra 3 étoiles de ma part: Il perd une étoile pour le manque de travail scénaristique. Ici, le but étant d'enchainer les pas de bol quelque soit la cohérence. La dernier étoiles perdu est du coup sur le ressentit générale. Quand le film ce fini on reste sur sa faim. Je veux pas dire que la fin est mauvaise. Elle reste classique. C'est surtout sur le déroulement final. Au final, Hostiles reste un film avec une bonne teneur de départ, qui vous fera voyager, vous montrant une honte que porte encore l’Amérique, avec un dosage poétique et violent.
  • Jmartine
    Symbole par excellence du cinéma américain, le western est probablement le genre cinématographique qui exprime le mieux l’histoire de l’Amérique contemporaine, la ruée vers l’or, la conquête de l’Ouest, les conflits ethniques, le rapport aux armes…et sa mythologie férue de thèmes forts, la rédemption, le triomphe du bon sur la brute…. depuis le vingt et unième siècle, le genre a quasiment disparu, mais néanmoins des réalisateurs comme les frères Coen ( True Grit) , Quentin Tarentino (Django Unchained), Kévin Costner ( Open Range) Ed Harris ( Appaloosa) ou Tonny Lee John ( The Homesman) ont su redonner un nouveau souffle au genre…Aujourd’hui c’est Scott Cooper qui avec Hostiles nous offre un western puissant, prenant et majestueux… En 1892, un légendaire capitaine de l’armée américaine, Joseph Blocker, vétéran des guerres indiennes, dont on dit qu’il a pris autant de scalps que Sitting Bull, accepte à contrecœur d’escorter un chef de guerre Cheyenne, Yellow Hawk et sa famille, désireuse de retourner sur leurs terres tribales pour y mourir car il est atteint d’un cancer. Sur le chemin, qui va les emmener du Nouveau Mexique au Montana, il recueille une jeune veuve, Rosalie Quaid, dont la famille vient d’être assassinée par des comanches. Au cœur de superbes paysages filmés par une caméra inspirée, qui veut exalter la beauté de la nature et des terres américaines, Scott Cooper s’attache à ces personnages dont le caractère a été forgé par cette souffrance et cette violence qui a marqué cette fin du XIX iem siècle…Le capitaine Blocker et le chef Yellow Hawk se sont livrés une guerre sans merci, ils vont devoir s’entraider pour parcourir les 1500 km qui séparent le Nouveau-Mexique du Montana, accompagnés des frères d’armes de l’un et de la famille de l’autre. Rosalie est à la recherche de la part d’humanité qu’elle a perdue et c’est dans les yeux de ces cheyennes qu’elle va la retrouver. Débute alors pour ces personnages, un chemin de résilience où chacun, au côté de l’ennemi d’antan, va devoir questionner son passé, ses fautes, ses hostilités et ses douleurs pour survivre. Christian Bale est impressionnant dans le rôle d’un homme qui voit l’ancien monde qu’il représente s’effondrer. Son masque de combattant, se fissure progressivement et reste insensible à la mauvaise conscience que cherche à lui insuffler, Charles Wills, son ancien compagnon d’arme qui a failli à l’honneur et que l’on lui a demandé de conduire au tribunal… Le périple qui conduit au Montana est lent, au rythme des chevaux qui avancent au pas au milieu de reliefs qui les écrasent…et d’une nature majestueuse et silencieuse et la musique de Max Richter, participe également à la splendeur de la reconstitution d’une époque, certes violente, mais qui n’avait pas encore été souillée par l’industrialisation, la mécanique et le béton… Beau sans être poseur, profond sans être moralisateur, Hostiles se range aux côtés des meilleurs westerns des dix dernières années….
  • sp4ynx
    Film crépusculaire, opéra wagnérien dans lequel le crépitements des balles, le vent soufflant sur les plaines, la pluie martelant le sol, quelques dialogues, d'autant plus éloquents qu'ils sont retenus, remplacent les cuivres, cordes et autres instruments philharmoniques. Crépuscules de 2 combattants, ennemis mortels, finalement réunis dans une quête commune qui doit conduire l'un vers sa demeure éternelle et l'autre vers l'inconnu qui suit une fin de carrière faite de fureurs et de sang. Crépuscule de personnages au seuil de leurs folies, de leurs résistances mentales et physiques. Crépuscule d'un siècle sombre et agité, qui s'achève sur une promesse de progrès et de bonheur, où le train remplace le cow-boy dans sa sortie ultime sur fond de soleil couchant. Hostiles est un très beau film, poétique et cruel. Ce n'est pas un western d'aventures, pas un film d'action, même si celle-ci est présente aux bons moments, mais un film réfléchi et mélancolique, un très beau moment cinématographique.