Ghost In The Shell (2017) VF

Ghost In The Shell (2017) Streaming VF
Ghost In The Shell (2017)Notes6.3
1h 47min | Action, Science fiction | 29 mars 2017
De : Rupert Sanders
Avec : Scarlett Johansson, Pilou Asbæk, Takeshi Kitano, Juliette Binoche, Michael Pitt
Critiques spectateurs (36)
  • Naughty Dog

    c'est drôle la réception de ce film

    que j'attendais avec énormément de crainte quand même, mais était rassuré par les visuels

    Rupert Sanders a visuellement fait un bon taff (aidé par les CGI et WETA Workshop bien sûr)

    on a un vrai respect de l'oeuvre de Oshii, dont il reprend les grandes bases c'est indéniable

    le cast est très bon d'ailleurs (chose à dire, même Scarlett en Major m'a convaincu,et le twist la concernant s'insère bien dans les thématiques transhumanistes de l'oeuvre originale) Pilou Asbaek en Batou est par ailleurs très convaincant, aucun souci là-dessus

    mon vrai souci vient surtout du 3e tiers du film, qui dévie forcément pour proposer un récit moins bien construit, moins imaginatif, moins prenant, plus balisé et dénué de toute substance philosophique (en plus de faire un pseudo-Puppet Master au rabais) c'est bien dommage

    ce Ghost in the Shell live a pour moi le mérite de dire que oui, une adaptation manga live est possible (chose que Alita fera également, en mieux), à défaut d'y apporter sa patte ou un propos

    bref j'avais bien aimé lors de mon visionnage en salle (qui offrait une 3D sympa également), et j'ai bien aimé mon 2nd visionnage

  • Yann Dubois

    Je préfère de loin les manga et l'animé de 1995. Franchement il n'y à pas photo! ici il n'y à qu'une pseudo quette de soi, mais c'est plus une crise d'adolescence qu'un questionnement véritable. S'il fallait noté le film rien que la-dessus, il n'aurait qu'une étoile, et encore. Ils pillent des scènes entières de l'animé pour recoudre sur quelque chose d'abstrait, on ne sais pas ce que ça donne où ils veulent en venir?!
    Graphiquement par contre ça tient la route. C'est relativement bien fait, même si l'on voit rien de bien hallucinant... le casting? il est chouette! c'est sur que Scarlette Johansson n'est pas bonne dans son rôle de Motoko Kusanagi-mais elle excel ailleurs...elle est ravissante et elle à un de ces popotin! hi!hi!hi!
    J'aime bien "Beat"Takeshi's qui est le seul à parler japonais et ,tout le monde le comprend alors qu'eux parlent en anglais. C'est jouable.
    Bref! c'est un bon divertissement pour toute la famille, mais pas une bonne itération de Ghost In The shell. J'ai l'original en DVD et je le garde comme un talissement, vu que l'on à pas fait mieux depuis. A ce sujet, je trouve que les américains sont à la traîne question Homme augmenté, d'un point de vue cinématographique. Ils n'invente plus rien de neufs ces dernières années.

  • Mr. Renton

    Grand fan de Ghost in The Shell (le manga comme les films animés de Mamoru Oshii) j'attendais cette adaptation avec curiosité et inquiétude. Et pour être honnête, non seulement j'ai beaucoup aimé mais en plus je me demande ce qu'on peut lui reprocher en particulier. Quelques effets numériques franchement ratés certes mais la DA est à l'image de Scarlett Johansson, sublime. Le scénario dévie par certains aspects de l'original mais reste basé sur le même récit et a par quelques coupes qui se font franchement sentir, tout tient la route. De plus si on peut regretter le manque de sang qui rend l'univers si viscéral, il est bon de remarquer que rare son les blockbusters actuels qui s'assument autant quitte a restreindre son public (bien qu'ici le public visé reste très large). Personnellement j'ai pas vu d'autre blockbuster s'assumer autant ces dernières années. A part Blade Runner 2049. Et c'est la le problème de ce Ghost in The Shell en ce qui me concerne, il passe après Blade Runner premier du nom (qui a toujours 20 ans d'avance sur les films actuels) et il a au moins la chance d'être sorti quelques mois avant 2049. Car ce qui manque cruellement dans ce GiTS c'est bien un cœur. Un cœur pour combler la magnifique Scarlett Johansson qui à l'image de ce film n'est pas dénué d'âme mais ne parvient pas a ressentir et faire ressentir des émotions. A l'inverse d'un 2049 touché par la grâce.
    Reste un beau film que je conseille a tous, particulièrement aux néophytes, un des meilleurs univers de SF/Cyberpunk n'attend que vous.

  • Eric W

    J'ai l'impression qu'en ce moment on a souvent à faire avec des " le problème c'est que le film porte son titre " ... Car sans le nom Ghost in the shell je suis persuadé que bcp de gens y compris moi auraient mieux aimé le film !
    L'univers n'est ici que partiellement respecté , le design est magnifique vraiment chapeau mais l'histoire n'est pas une copie de l'animé et il faut avouer qu'on s'ennuie presque par moment , pas bcp d'action et pas franchement spectaculaire , c'est un peu mou tout ça ...
    Sinon en plus du design très réussi les persos principaux sont bons , faut dire que Scarlett est pour moi une des seules actrices capable d'interpréter une femme d'action , de terrain sans faire tache !
    Film correct mais qui manque un peu de profondeur , évidemment 1h38 c'est court et tjs un pari risqué de vouloir éviter les " c'était trop long " comme on le lit de plus en plus souvent puisque les films atteignent maintenant les 2h et + régulièrement ... 3/5

  • Thor T.

    Je suis en partie d'accord avec ton avis , je dirrais totalement si on ce base sur les fan... mais car il y a un mais partout : c'esst une oeuvre différente de l'animé car les auteur sont différent tout le monde veut laisser une trace différente surtout les artistes : par exemple Batman Begins c'est clairement un film qui est pour les fan de Christopher Nolan (avec les différents axes temporels) et pour les fan de batman qui sont ouvert et acceptent le changement , après je peut comprendre là ou tu veux en venir , certaine personne comme toi peuvent voir ça comme du sabotage et d'autres comme moi comme un autre point de vue , exemple marvel je lirais jamais les comics car je suis fidèle a l'univers des films , et surtout avec tout les univers parallèle , les axes différents les époques ... bref je m'y égare rien que d'en parlé ça m'égare .... je vois les adaptation comme un "univers parallèle" ,en ce qui concerne marvel pour Ghost in the shell je dirais point de vue différent et libre a chacun de choisir entre film,animé ou manga moi j'ai commencé avec le film , je continue avec le film. (mais il est vrai que la nudité cachée du major rend le film plus grand public) cependant d'une part il faut que l'accès a la culture soit accessible a tous pour ceux qui on pas vu l'animé ni le manga et d'autre part quelle actrice accepterai d'être nue en permanence...

  • Thor T.

    Je recommande a ceux qui aiment la science fiction , l'action et les films qui vont à l'encontre de la technologie par la technologie (comme The Island,I robot....) et ceux qui connaissent pas Ghost in the shell comme moi.
    J'ai pas vu l'animé , mais c'est volontaire je ne voulais rien avoir dans la tête en le voyant, je ne connaissait pas du tout ghost in the shell et son univers, j'ai trouvé ce film excellent , l'un de mes préféré , Scarlett Johansson certes toujours une badass et une machine mais elle change totalement de registre , épatante comme le film, j'ai entendu dire que c'était du copier - coller de l'animé mais je n'ai pas vu l'animé et quelle belle découverte !!!

  • pitof-pitof 2.0

    Ghost in the shell 2017 film qui se veut d'être une adaptation de l'anime 1995 est réussi d'un point de vue superficiel , visuel et ambiance . Par contre c'est un ratage sur le point essentiel , a savoir les questions sur l'ame dans un corp cybernétique .

    Rupert Sanders arrive avec efficacité a retranscrire plusieurs plans de l'anime de 95 . l'ambiance , les décors et les maquillages sont très réussis , la photographie est géniale et avec ses derniers le résultat est charmant à l'écran et arrive à provoqué de la nostalgie .

    Hors de ceux-la il n'y a plus grand chose à sauvé . Le scénario bâcle le thématique principal même de l'oeuvre la ou l'anime de 95 m'avait fait travaillé les neurones . Déjà que l'histoire est très mal amené . Et les personnages sont sous développés seul le major (interpreté par Scarlett Jhoason) y echappe, et encore c'est pas du grand art donc alchimie au sein de l'équipe d'Aramaki NULLE . Au final on a encore un blockbuster avec un scénario assez mal développé et qui se laisse regardé sans réel intérêt .

    Je tiens tout de même à souligné le visuel et les effets spéciaux qui sont remarquables . a ce stade je pense que le dernier film a l'égalé est Tron l'héritage .
    2/5

  • codi985

    3/5
    enorme flop au box office mondial plus des critiques pas terribles (les spectateurs lui donne 57% sur rotten)
    en plus moi je connais rien a ghost in the shell donc je partais vierge si jpuis dire....premiere chose des les premieres minutes du film j ai trouver le visuel assez moche par moment ,des effets speciaux dépasser

    ou en tout cas pas vraiment beau....je parle pas forcement des scenes d actions mais meme de ce coté la il n y a rien d extraordinaire pour certaine scenes d action c est meme tres banales..

    bref je parles surtout de l environnement ,du "monde " dans lequel ils evoluent , exterieurs ou interieur ,etc..j ai trouver ces decors assez moches...je suis pas vraime,nt rentrer de ce monde et pourtant j aime les films de science fiction mais ici je suis jamais rentrer vraiment dedans ...

    peut etre que si je connaissais ghost in the shell avant ce film ça aurait aider..
    apres scenario tres lisse mais bon le film se laisse regarder et en plus il ne dure par tres longtemps donc ça passe mais clairement d ici quelques jours je parie que j en aurais deja oublier les 3/4...donc un demi point au dessus de la moyenne mais pas plus 3/5

  • eternien

    Encore une fois les américains nous prouvent qu'ils ne comprennent rien à la culture japonaise et nous serve un étron dont on se serait passé, Dragon Ball avait eut le droit à son viol et maintenant c'est au tour de l'excellent Ghost In The Shell (que j'ai d'ailleurs revus ce soir), ce serait bien qu'ils arrêtent là le massacre mais j'ai des doutes -_-

  • roudoudou80

    Dans l'ensemble, j'ai trouvé le film génial.
    Un petit peu déçus par la bande son de Clint Mansell (Requiem for a Dream, The Fountain quand même...), je m'attendais à un score plus intense.
    Un poil trop court peut-être, avec une ambiance à la Blade Runner, ce film aurait été un pur chef d'oeuvre. (sachant que ce film culte à sa sortie un fait un flop...)
    Le format m'a un peu déstabilisé au début, comme l'image ne prenait pas la totalité de l'écran, j'ai eu un peu de mal à être totalement immergé, par contre les effets spéciaux sont bluffant.
    Ayant apparemment fait un bide, pas sûr qu'il y est un 2, ce qui serait dommage car pour moi Ghost in the Shell de Rupert Sanders mérite amplement d'avoir une suite.
    Je me le referais en blu-ray dès sa sortie, on en reparle dans quelques années. (...quand il sera devenu culte... je sais que le blu-ray sort dans quelques mois !) :-)

    Il en faut pour tout le monde, Les Fast & Furious cartonnent, perso je trouve ça naze.

    Rien à voir, j'ai maté la version Black & Chrome de Mad Max Fury Road en VO, grosse claque!!!!

  • seiyar

    Juliette Binoche a accepté le rôle pour faire plaisir à ses enfants (qui sont fans de Ghost In The Shell).

  • Gran T.

    Déja je ne suis pas un puriste, j'ai vu le film une fois trop jeune une autre étant plus mature. Je n'aime pas particulièrement les mangas ni les "animés". J'avais globalement apprécié le film a l'époque et lui ai reconnu une grande finesse dans le discours ainssi que de réelles assises de S-F.

    Ghost in the Shell 2017 possède certes la "shell" des originaux mais pas le "ghost". Oubliez toute forme de réflexion, toute la profondeur et la liberté d’interprétation.

    Depuis 10ans Hollywood ne fait que reprendre des histoires pour en faire des films de super-héros sur 9films a gros budget sur 10, affligeant.

    On a donc un film de super-héros, moins mauvais que batmachin, supermachin,, ironmachin, transmachin, fourmimachin vu qu'on part d'une base bonne et pas d'une niaiserie mais ca reste un massacre en règle.

    On sait qu'il faut une héroine, qu'il faut des super pouvoirs et que le futur vendu comme SF fait vendre alors on cherche les histoires qu'on peux adapter ou reboot... comme d'hab... A croire que la grève des scénaristes US n'est toujours pas terminée.

  • Ju-lee K.

    Je fais partie des personne qui ont connu le manga (livre, anime), et j'aime énormément. Je suis allé voir ce film sans grand conviction, en sachant d'avance que pour que ce film plaise au grand publique, il y aurait forcément une GROSSE réadaptation à faire. Nous savons tous que les américains se sentent obligés de réadapter tous les films populaires asiatiques car sinon ils seraient apprécié que par une minorité (the ring, The Grudge). Cela faisait très longtemps que je n'avais pas vu l'anime et j'en avais peu de souvenirs quand je suis allé voir Ghost In The Shell au cinéma, ce qui m'a permis d'occulter un peu le ghost in the shell de base, et j'ai apprécié cette réadaptation. Les décors correspondent au cinéma d'aujourd'hui, très colorés, futuristes à mort (on est en 2017 et pas en 1995 rappelons-le). Donc pour moi, pari gagné! Mais voilà, malheureusement avec ce film c'était quitte ou double! Le manga est bien trop connu et ce remake est teeeeellement différent. Difficile de faire un remake d'un manga aussi culte. Donc non, je ne jetterais pas la pierre. Ce film est en totale cohérence avec la génération d'aujourd'hui et il se défend bien.

  • dreadstarr

    "La même que plus bas" un peu largué. Je ne vois pas de quoi tu parles...Ghost in the Shell selon moi est une enquête afin de définir ce que signifie être un être humain en questionnant ce qu'est la personnalité, ce qu'est l'âme dans un univers où la technologie empiète sur l'anatomie. En opposition à ça on nous montre tous les bénéfices que le Major par exemple a grâce à son corps robotique (invisibilité, force, résistance etc.) lui donnant un avantage tactique important.

    Dans le traitement concret ça s'illustre en plusieurs phases d'introspections liées à de l'enquête débouchant sur des phases d'actions mettant en scène les capacités du Major.

    On peut même dire en conclusion que c'est grâce à ses capacités de cyborg qu'elle mène son introspection à bien et qu'elle finit par s'accepter ou presque comme étant un être "hybride". L'esprit Ghost in the Shell selon moi réside dans la manière dont l'action argumente le propos philosophique et ce de manière esthétique et impactante et qu'en retour la technologie se retrouve sublimée par l'humanité du personnage du Major.

  • PowerKing - Les Chroniques du

    Ghost In The Shell, lorsque l'homme et la machine ne font plus qu'un. Ce genre de concept relève purement d'une science fiction utopiste. Mais plus la science progresse, plus on est en droit de se demander à quoi ressemblera notre civilisation dans une centaine d'années, voir moins. Scarlett Johansson est l'incarnation parfaite de l’androïde sexy, partiellement déshumanisée, bien qu’habitée d'une conscience et de souvenirs lointains enfouis. C'est une machine à tuer impitoyable, une nouvelle génération d'arme de guerre qui ne connait ni la douleur ni les sentiments. Jusqu'à ce que la part d'humanité refasse surface. Issu à l'origine d'un manga daté de 1989, ce film envoi franchement du lourd avec des effets spéciaux à couper le souffle et une intrigue intéressante. Les adeptes de blockbusters y trouveront leur compte, les autres n'ont plus qu'à crier au navet. Le casting au sommet et le traitement artistique très imaginatif de l’œuvre (vision révolutionnaire d'une ville futuriste), font de ce film un divertissement de qualité et dans l'aire de son temps. 4,5/5

  • Laurent C.

    "Après je comprends que si ils avaient garder le scénario de la version
    de 95 beaucoup de gens au ciné auraient décrocher très vite,"

    On peut aussi arrêter de prendre les gens pour de mauvais spectateurs et se remettre à les respecter et à les penser doué d'intelligence. Faire un bon "Ghost in the shell" qui soit à la fois divertissant et exigeant, c'était possible.

    Ils ont fait le choix de ne pas le faire. Bien fait pour eux même si le film n'est pas non plus honteux.

  • Jay O.

    Personne ne va te lapider, tu ne connais pas Ghost in the Shell, tu l'as dit, et quand on ne connait pas, bah le film reste passable.
    Si tu connaissais un peu l'univers, tu ne rechercherais pas tant l'immersion, en sortant du film, ce que tu voudrais probablement, ce n'est pas te dire "ah merde, c'est le monde réel" mais plutôt te dire un truc du genre "Oh putain" et avoir une tonne de questions dans la tête sur la technologie, le transhumanisme, internet...

    Pour la bande originale, tu te dirais "merde quoi, quand celle de 95 était mémorable, celle-ci est déjà oubliée".

    Les scènes calquées sur le film de 95 sont calquées sur la forme, elles n'ont aucun sens à proprement parlé, et c'est justement parce qu'elles avaient du sens qu'elles étaient géniales, elles sont aussi un peu remaniée à la sauce hollywood, ça leur a fait perdre ce côté "scotchant" dont tu parles.

    Là où tu vas te faire lapider par contre, c'est appeler ça une pépite, les personnages secondaires n'apportent presque rien et toute la place est occupée par Scarlett, d'ailleurs, là où certains dialogues entre Batou et Kusanagi étaient très bon dans l'anime de 95 et soulevaient pas mal de questions, on se retrouve avec un discours inutile ou niais dans la version 2017. L'intrigue, c'est du hollywood : méchant capitaliste et autres joyeusetés vues et revues, les thermes abordés par le film de 95 sont à peine survolés, et quand on prend une question, on prend le spectateur pour un débile.
    Y en a d'autres, j'écris ça sur le tas, hein.

    Bref, c'est clairement pas une pépite, c'est passable comme film d'action parce que c'est joli toussa toussa et pas trop dégueu quand on découvre l'univers mais sans plus, on l'aura oublié d'ici quelques années, alors qu'une pépite/un chef d'oeuvre ne s'oublie pas.

  • s3645713n

    Je trouve que ce film respecte par moment l'oeuvre originale et respecte totalement le visuel de(s) animé(s).
    Mais la musique de Kenji Kawai manque cruellement dans cette adaptation.
    Ce film est moins captivant que l'animé de 1995 mais il a au moins le mérite de nous proposer au cinéma une oeuvre SF d'anticipation qui se fait rare; vivement Blade Runner 2049.
    Cette adaptation live est un très bon divertissement avec des images magnifiques et un casting qui fait le job, le scénario est suffisant pour éviter à ce film d'être vite oublier.
    La mise-en-scène ne m'a pas éblouit mais elle est réussie, certains plans presque complètement fidèles à l'animé m'avaient déjà ensorcelés à l'époque du long métrage de 1995.
    Ce film souffre d'être l'adaptation d'une oeuvre culte et complexe réalisée seulement 20 ans plus tôt.
    Ghost In The Shell 2017 vaut le coup d’œil, c'est beau, très esthétique mais moins envoûtant que l'animé de 1995.

  • Seemleo
    N'ayant pas lu le manga ni vu les adaptations animées, mon impression est vierge de toutes références. "Ghost in the Shell" s'avère donc plutôt une bonne surprise au scénario substantiel qui se confirme jusqu'au final. Le sujet résumé est presque un cliché en 2017 et pourtant l'histoire révèle une dimension philosophique et spirituelle intéressante. J'ai aussi apprécié la ligne graphique sombre et univoque les trouvailles visuelles ainsi que les interprétations notamment de Scarlett Johnson et Juliette Binoche.
  • floflo2204
    L'adaptation de Ghost In The Shell débarque sur les écrans français et on est en droit de s'interroger sur la qualité de celle-ci. En effet, la prise de risque est énorme, la version animée des années 90 est considérée comme culte et on pourrait même considérer qu'une version en prises de vues réelles n'était pas indispensable. Cependant, il faut accorder à ce film diverses qualités qui ne réussissent pas malgré tout à le hisser à la hauteur du matériel de base. Pour ce qui est des effets spéciaux, il n'y a rien à redire. Chaque image est réalisée avec soin et l'immersion dans le Tokyo futuriste est vraiment superbe. De même, l'effet 3D est plutôt bien fait et le spectateur se retrouve encore plus plongé dans l'histoire. En ce qui concerne le casting, aucun acteur ou actrice ne transperce véritablement l'écran par la qualité de sa prestation. Les plus convaincants dans leurs rôles restent peut-être Michael Carmen Pitt et Juliette Binoche qui semblent donner le plus de profondeur possible à leurs personnages. Mis à part eux, on est plutôt laissés de marbre face à ce qui se passe à l'écran en matière d'interprétation. Les costumes font futuristes mais se révèlent malheureusement un peu trop simpliste à mon goût. On sent presque la volonté de réaliser facilement un costume de base comme on en voit dans les nombreux films de science-fiction. Il faut néanmoins souligner la qualité visuelle des robots qui brillent avec des costumes parfaitement réalisés. Pour ce qui est de la musique, on n'est pas vraiment transportés non plus. On se retrouve même parfois à sourire lorsque l'ambiance du film recherche plus à nous faire ressentir l'inverse. Le scénario est bien écrit, on peut regretter le fait que ce soit véritablement un copier-coller du film de base. De plus, le côté révolutionnaire qui habitait le manga et le film d'animation ne se retrouve pas dans cette adaptation et ce vraiment décevant. La réalisation est simple et efficace mais ne brille pas par sa qualité. Finalement cette nouvelle version de Ghost In The Shell s'avère assez décevante et ne brille vraiment que d'un point de vue visuel.
  • EricDebarnot
    Il est difficile de donner un avis vraiment tranché sur cette adaptation US du manga et de l'anime mythiques, tant le spectateur un tant soit peu "éduqué" quant à l’œuvre originale est balloté durant le film entre des sentiments contradictoires. Disons que, au moins, à la différence de la plupart des blockbusters hollywoodiens, "Ghost in the Shell" stimule la réflexion, ce qui n'est déjà pas si mal. Le principal travers du film, totalement prévisible et imputable au gouffre culturel entre les USA et le Japon, est la transformation de la vision quasi-philosophique de l'évolution d'une humanité "augmentée" par la cybernétique et contemplant avec mélancolie un futur virtuel certain, en un thriller ultra-conventionnel sur la recherche nostalgique de l'humanité qui reste encore en nous (une touche de Philip K. Dick avec les souvenirs artificiels injectés dans le Major, une ambiance très "Blade Runner" comme si le film de Ridley Scott constituait encore l'alpha et l'omega en matière de prospective). Si les enjeux sont simplifiés par rapport au travail original de Mamoru Oshii en particulier, et donc plus "compréhensibles", cette vision inverse de l'évolution signe bien l'aspect profondément réactionnaire de la culture américaine actuelle, et bien entendu, la frilosité des studios hésitant à sortir des codes du cinéma de grande consommation. Sinon, et à condition de ne pas trop en attendre, le film - assez plat et anodin quand même, ce qui est un comble - reste un spectacle roboratif, grâce à la beauté stupéfiante des images, au choix pertinent de reproduire (jusqu'au copié / collé) les choix de mise en scène, de rythme et de narration de Oshii, et surtout, surtout, au travail étonnant d'une Scarlett Johansson continuant judicieusement à jouer de cet incroyable décalage - dans la vie "réelle" - entre son image publique et son mystère intime, et plus encore entre sa voix et son corps starisé. Finalement, le seul vrai gouffre sensoriel et mental du film de Rupert Sanders, c'est Scarlett. Et ça nous ira pour cette fois.
  • sebd59
    Cette adaptation live et hollywoodienne de l'univers Ghost In The Shell est tout de même réussie malgré une certaine simplification de l'histoire et une édulcoration évidente. Malgré cela, l'essentiel est bien présent et cela reste tout de même efficace malgré un méchant très faible. Visuellement, le film donne de quoi vous exploser la rétine. Il y a tellement d'éléments et de détails que l'on ne sait plus trop où regarder. De plus, la 3D est réellement présente dans ce film et reste efficace tout en étant discrète, et cela, principalement sur la profondeur de l'image. Malgré un casting assez fort et parfois surprenant, c'est sans surprise que c'est Scarlett Johansson qui capte tous les regards en assurant une nouvelle fois sur son interprétation et sur sa capacité à assurer les scènes d'action. Malgré quelques défauts, qui pourraient faire grincer des temps les fans les plus durs, cette adaptation de Ghost In The Shell est tout de même réussie.
  • Quentin E. V.
    J'avais fait attention de ne pas voir le manga avant celui-ci afin d'être le plus objectif possible. Ghost In The Shell est magnifique, sans pourtant être exceptionnelle. Les décors sont fabuleux, les effets spéciaux aussi, les acteurs sont concernés et les musiques collent parfaitement à l'univers. Pourtant, jamais on ne sera prit dans l'enquête, ni même dans l'avenir du personnage de Mira, qu'elle réussisse ou qu'elle meure, on s'en fiche complet ! Alors, contrat à moitié rempli, public à moitié satisfait !
  • Artengo95
    N'ayant jamais vu les animés de ghost in the Shell,j'y suis allé sans rien connaître des personnages et de l'univers du film.Au final j'ai trouvé le film bon,très joli à regarder,mais il ne se passe pas grand chose d'intéressant pendant le film.Les acteurs sont tous bons dans leurs rôles,Scarlett en tête.J'ai été impressionné par la qualité des effets spéciaux qui sont vraiment magnifiques,j'ai beaucoup aimé la ville où évolue le personnage du Major,c'est vraiment la ville futuriste à souhait 😊Cependant ce qui m'a le plus déçu,ce sont les scènes d'action.Elles sont très bien réalisées mais il n'y en a pas beaucoup dans le film et elles passent trop vite.En fait,ghost in the Shell n'est pas un film d'action,merci la campagne de pub de nous l'avoir vendu de cette façon,c'est ainsi qu'on se crée de fausses attentes !!En conclusion,c'est un bon film,très joli à voir mais ne vous attendez pas à un film d'action,vous en ressortirez déçu.Cependant,je vous le conseille tout de même bonne séance à vous 😊
  • Thibault F.
    Ghost in the Shell est un manga de Masamune Shirow qui fut adapté en animé en 1997 puis tout récemment en 2015. Dans cette critique, il est important de signaler que je suis un novice dans cet univers et plus généralement, dans les mangas et la culture japonaise. Fis de cette lacune, Ghost in the Shell n'est clairement pas une réussite. Sur le plan visuel, nous nous retrouvons avec un mélange cheap entre Blade Runner et Le Cinquième Élément de Luc Besson même si cela n'enlève rien au fait que l'univers où évolue le Ghost semble fourmiller de plusieurs détails qui me laisse croire que Ghost In The Shell peut être un matériaux de base pour une potentielle suite (sachant que le manga s'étend sur 3 volumes). Au delà du visuel où on peut rajouter un manque de profondeur et de verticalité dans la réalisation (ici, la mise en scène statique est une drôle d'idée), ce sont les scènes d'action qui pâtissent d'un manque d'engouement et de dynamique : or, paradoxalement, ces scènes sont les plus illisibles. Pour ce qui est du scénario, il y a 2 options : ceux qui connaissent le manga et qui finalement restent déçus du résultat // ceux qui ne connaissent en rien l'univers et qui se retrouve littéralement perdu entre toutes les informations que les personnages nous transmettent - ce film est bavard, TROP bavard. A en perdre les spectateurs au meilleur des cas, à les ennuyer dans le pire (ce fut mon cas). Je me faisais une joie de retrouver Scarlett Johansson (exceptionnelle dans Under the Skin) qui est alors dans le "sur jeux" continuel ou encore Michael Pitt (qui fait un coucou rapide de 2 minutes tout comme Juliette Binoche - erreur de casting monumental). En bref, la direction des acteurs est catastrophique. Rupert Sanders arrive à faire de Scarlett Johansson une actrice fade. C'est un comble ! Cela me permet de conclure sur la mauvaise utilisation des personnage : nous nous retrouvons avec une pléiade, une mosaïque de personnages secondaires qui sont totalement inutilisés, à la limite du caméo. Je ne vous parle même pas des relations qui sont au second plan dans ce film ; un comble, dans le sens où ce film traite des relations hommes/robots et du transhumanisme. A côté de cela, je vous passe les incohérences, les errances du scénario, les enjeux difficilement perceptibles, une ambiance mortifère. Ghost In the Shell est à ce jour, le plus mauvais film de l'année 2017. Clairement une déception qui ne m'empêchera pas de visualiser le chef d'oeuvre de l'animée de 1997 - considérés par beaucoup de critiques comme un support fidèle au manga d'origine. Nous verrons bien !
  • Guillaume G.
    "Ghost In The Shell" est un film correct mais qui pêche par manque d'ambition.Le spectacle est visuellement plutôt réussi, les effets spéciaux concernant les upgrades cybernétiques des différents personnages sont plutôt bluffants et le film se suit sans déplaisir majeur.Mais le gros point noir est le scénario. Aucun personnage n'est réellement développé et l'histoire a déjà été mille fois vue (ce n'est pas grave en soi, mais les scénaristes n'ont rien apporté d'original pour justifier une énième version). Et malheureusement, ce n'est pas la prestation de Scarlett Johansson (fait le job mais monolithique du début à la fin) qui justifiera une plus-value du film. C'est dommage car le matériau de base avait un énorme potentiel, que ce soir de par son univers et dans les thèmes traités, et tout n'est abordé que superficiellement.Au final, sous ses aspects originaux et novateurs, "Ghost in the Shell" n'est rien de plus qu'un produit hollywoodien formaté. Ca se regarde, ça aurait pu être pire comme ça aurait pu être tellement mieux...
  • Le cinéphile
    Cette adaptation américaine de l'animé culte n'offre pas de nouvelle vision ambitieuse. Via une esthétique splendide, Ghost in The Shell devient une simple critique de la modernisation de l'informatique et délaisse, ou en tout cas simplifie, les fondements philosophiques abyssaux qui animaient le premier film. Scarlett Johansson est convaincante mais la fin déçoit en plus haut point, contredisant toute la critique de l'animé. https://m.facebook.com/la7emecritique/http://www.critique-film.fr/critique-ghost-in-the-shell-2017/
  • Spe64
    Ghost in the shell nous propulse dans un futur où grâce à la technologie, les humains et les robots et toutes les variantes intermédiaires se mélangent.C'est visuellement beau et riche avec des effets spéciaux et autres détails et costumes réussis, dans une atmosphère cyberpunk d'il y a quelques années mais au traitement moderne très réussi.Dans ce cybermonde, un idéal est née, plutôt une, le Major, une âme avec un corps de robot...une arme impitoyable mais dont la technologie ne réussira pas totalement à brider sa mémoire...Sur des thèmes politique, technologique et social actuels, Ghost in the Shell propose un divertissement efficace dans un sombre futur..
  • Yves G.
    Il faudrait être ermite pour l »ignorer : « Ghost in the Shell » a débarqué hier sur nos écrans. Plus d’un million de spectateurs, petits et grands, iront le voir ce week-end. A tort ? A raison ?Dans une salle archi-comble – plutôt jeune et masculine – je me suis laissé happer dès le générique (une réussite du genre !) par l’envoutante beauté des effets spéciaux. J’ai adoré le Tokyo (Hong Kong ? Shanghai ?) dystopique, la fascinante hybridation du robot et de l’humain et la lippe de Scarlett Johansson.Je suis resté sourd à la vaine polémique provoquée par son rôle : on accuse à cette actrice américaine d’incarner une héroïne typiquement japonaise. Un peu comme si Hamlet était joué par un acteur noir ! Sauf que … Hamlet a été déjà joué par un acteur noir et que Hollywood n’a pas son pareil pour recycler et mondialiser des succès nationaux. En témoigne ce blockbuster tourné en Nouvelle-Zélande par un réalisateur britannique avec, dans les rôles principaux, outre une Américaine, une Française (Juliette Binoche), un Danois (Pilou Asbaek) et un Japonais (Takeshi Kitano).Le problème de « Ghost in the Shell » n’est pas son casting mais son scénario. Je n’avais pas compris grand chose aux dessins animés volontiers ésotériques. Les scénaristes de Hollywood m’ont fait sentir moins bêtes. Prenez une pincée de « Blade Runner » pour les décors futuristes, une once de « Assasin’s Creed » pour les manipulations bioniques. Assaisonnez avec un poil de « Matrix » pour la philosophie pseudo-leibnizienne. Secouez. Servez froid.Le problème de ce gloubiboulga cyberpunk est qu’il n’a plus grand goût. Reste à se réfugier dans la beauté hypnotique d’un Tokyo dystopique et de la lippe de Scarlett.
  • cylon86
    Comme Hollywood s'attaque à tout sans vergogne, il n'était pas étonnant de le voir mettre en chantier une adaptation de "Ghost in the Shell" en film live après le manga de Masamune Shirow et les films d'animation de Mamoru Oshii dont la grande influence se mesure encore aujourd'hui. On entend déjà les cris d'hérésie des fans purs et durs ainsi que ceux criant au whitewashing alors que le Major se retrouve interprété par Scarlett Johansson. Qu'importe, Rupert Sanders et ses scénaristes ont vite fait de balayer nos doutes et s'ils ne se feront certainement pas que des amis, on ne peut qu'admettre que cette version live de "Ghost in the Shell" n'a pas à rougir d'exister et se montre bien plus intelligente que certains blockbusters actuels. Évacuant le problème du whitewashing par une jolie pirouette scénaristique, le film de Rupert Sanders a clairement pris le temps de bien digérer les deux films d'Oshii ainsi que la série Stand Alone Complex pour en livrer une version certes simplifiée mais qui dégage néanmoins une belle densité. Sur le plan du scénario, si l'on excepte quelques scories, on saluera les hommages aux films repris ici de façon habile et on appréciera la question de l'identité abordée à travers les personnages du Major et de Kuze, deux facettes d'une même expérience. Là où les films d'Oshii s'interrogeaient sur ce qui fait notre humanité, celui-ci reste plus centré sur la question de l'identité mais propose un questionnement franchement passionnant qui permet à Scarlett Johansson d'exprimer une foule de sentiments complexes dans un rôle qui lui va comme un gant. On remarquera d'ailleurs qu'à travers sa filmographie récente allant de "Lucy" à "Under the Skin" en passant par "Her", l'actrice semble se construire une carrière cohérente où elle se retrouve souvent à jouer une femme confrontée aux problèmes de sa propre nature et de sa propre identité. Homme de goût jusque dans ses choix des seconds rôles (Pilou Asbaek, Michael Pitt et l'inénarrable Takeshi Kitano), Rupert Sanders vient sublimer son scénario plutôt bien foutu avec une mise en scène visuellement magnifique. Vouant visiblement une véritable admiration au "Ghost in the Shell" original, il digère ses références visuelles (on pense aussi à l'inévitable "Blade Runner" pour les superbes plans aériens de la ville) et nous livre un spectacle aussi cohérent sur le fond que sur la forme avec de vrais moments de bravoure. Réalisé avec dévotion et sans prétentions, ce "Ghost in the Shell" version live a su prendre ce qu'il y avait de meilleur dans le matériau originel pour en tirer un film à la narration classique et efficace entreprenant de faire découvrir au spectateur un univers bien plus vaste qui pousse, au final, vers l’œuvre de Shirow et celle d'Oshii. Que du bon à prendre dans le film donc, visuellement splendide, jouant aussi bien sur l'action que l'émotion.
  • SRSL
    L'une des series de mangas la plus marquante, l'univers de "Ghost in the Shell" fascine. Pas étonnant qu'une version Live soit réalisée regroupant les deux films et la série autour du personnage de Major. Le scénario est bien construit et reprend bien les éléments du manga. Le personnage de Major est bien exploité. L'ambiance visuelle correspond à ce qu'on a pu voir dans le manga, un esprit futuriste tel qu'il fut imaginé, en grande partie, dans les années 90. La réalisation est très maitrisée et nous emmène bien dans l'histoire. Scarlett Johansson, habituée des films d'actions et de super-héros, endosse très bien le personnage de Major. La présence de Juliette Binoche surprend, un peu comme dans Godzilla, mais c'est avec plaisir qu'elle voit dans ce genre de film. C'est donc une très bonne exploitation de l'univers du célèbre manga, très attendue, et qui annonce l'arrivée d'autres films inspirés des mangas japonais.
  • Quentin H.
    GHOST IN THE SHELL, réalisé par Rupert Sander, avec Scarlett Johansson et Juliette Binoche est un excellent divertissement. Le film nous emporte dans un monde futuriste, ouvert au cybernétisme. Les effets spéciaux sont impressionnant, la 3D apporte un plus, la bande originale accompagne très bien les scènes et le scénario est intéressant bien que la trame reflète celles d'autres films tel qu'Oblivion sorti en 2013. Cela n'empêche pas de passer un bon moment. Une réussite. 18/20.
  • Blog Be French
    Ghost in the Shell, film réalisé par Rupert Sanders d'après l'adaptation du manga de Masamune Shirow. Si bien sûr le film est l'adaptation du livre, Sanders s'est fortement inspiré de l'anime culte de Mamoru Oshii, réalisé en 1995, allant même jusqu'à reprendre certaines scènes en prises de vues réelles.Un film au casting international : Scarlett Johansson incarne évidemment “le Major”, une actrice qui à travers ce film continue donc à explorer l'utilisation de son corps et de son âme par le biais du cinéma après Under the Skin et Her. Scarlett est entourée du grand acteur/réalisateur Takeshi Kitano, de Michael Pitt, ou encore de l'actrice française Juliette Binoche. Et il faut savoir que le casting de Ghost In The Shell a dû faire face à une polémique appelée du « white washing ». En effet, de nombreuses voix se sont élevées, notamment de fans, s'insurgeant du choix de Scarlett Johansson pour camper un personnage asiatique, le Major Motoko Kusanagi.Toutefois c'est aussi ça qui fait la grande force du film. En effet, l'intrigue est censée se dérouler aux alentours des années 2030 dans un Tokyo futuriste et cyberpunk. Or, avec la mondialisation actuelle et l'émergence toujours plus importante d'occidentaux dans la capitale nippone, Ghost in the Shell devient grâce à son casting le reflet d'un futur ultra-mondialiste et totalement ancré dans le monde technologique. Outre cet aspect, c'est aussi la satisfaction de tomber sur un blockbuster moins idiot que ce que l'on pourrait croire, qui ne cherche aucunement à tromper son spectateur, lui offrant des scènes d'action pures tout en posant une réflexion métaphysique. Les acteurs sont tout-à-fait convaincants, pas besoin d'artifices qui en font des caisses pour bien assimiler le côté robotique ou humain de chacun. Si parfois la mise en scène peut paraître simpliste, elle est souvent rattrapée par des décors assez bluffants offrant des cadres intéressants. Côté musique, Rupert Sanders a repris la bande-originale des animés Ghost In The Shell, composée par Kenji Kawai, tandis que le a été confié à Clint Mansell (Requiem for a Dream).Là où le film pêche, c'est peut-être dans son scénario. En effet, les questions métaphysiques sont souvent entrecoupées de scènes didactiques où les personnages expliquent ce qui se passe pour ne pas trop déconcerter le large public visé. De plus, Ghost in the shell semble répéter sans cesse les mêmes questions : Qu’est-ce qui distingue l’être humain d’un robot possédant une conscience ? Où se situe la frontière entre le corps et l’esprit ? Des thématiques déjà abordées depuis quelques années au cinéma, à travers les prisonniers humains des policiers robots de THX 1138 réalisé par George Lucas (1971), le Blade Runner de Ridley Scott (1982), ou même encore avec l’ingénieux et souvent sous-estimé I,Robot d'Alex Proyas (2004), inspiré de la nouvelle Le Robot qui rêvait d'Isaac Asimov. Le Tokyo représenté dans le film ne s'éloigne d'ailleurs pas trop du Los Angeles imaginé par Ridley Scott dans Blade Runner ou du Paris futuriste imaginé par Christian Volckman dans le film d'animation Renaissance (2006). Dommage donc que Sanders n'ait pas réussi à distinguer un peu plus son film, ou du moins à se détacher des ses potentielles inspirations ! Ajoutons que la 3D n'apporte pas forcément plus de choses, le film étant déjà fortement marqué par un travail numérique sur son environnement.En bref, si certaines facilités sont à souligner dans Ghost in the shell, le film s'avère être néanmoins une surprise sympathique, livrant un blockbuster efficace et plein d'amour envers l'oeuvre originale, retrouvant le cœur de ce qui a fait sa renommée : l'opposition entre violence et mélancolie, entre métaphysique et informatique.
  • Nyns
    Histoire de clarifier les choses, je ne connais pas l'anime d'origine et ne peut donc pas juger la transposition live. J'en conviens, ma critique n'est pas tout à fait légitime car pour ma part j'analyse ce Ghost In The Shell tel le blockbuster sorti cette semaine. En ce qui me concerne, j'ai été conquise par le jusqu’au-boutiste du visuel futuriste stylisé à la nippone. Nous en prenons plein les yeux et sommes plongé dans un univers tout autant fascinant que repoussant par sa déshumanisation à la mode. D'ailleurs la bande annonce donnait grandement l'eau à la bouche. L'esthétique du film est le grand attrait que l'on retiendra du visionnage, quoi qu'on en dise. Sur le plan dramaturgique, c'est moins glorieux. Disons que le propos tenu ici n'offre en rien un grand bon en avant à la Science-Fiction et ça a quelque chose d'assez gênant quand on si scotché par les images qui se veulent être fortes et marquantes. Même si la chose est présentée de façon alléchante, le Major interprété par une Scarlett Johansson magnétique reste quand même sur le crédo du robot pensant qui a une âme, comme on y a déjà eu le droit mille fois... La grande déception revient donc à l'histoire qui certes est divertissante et offre une version ultra futuriste de l'anti-conformisme et du totalitarisme, mais bon, c'est du réchauffé. De plus l'intrigue offre très peu de rebondissement. Si ce n'est le fondamental problème du Major et qui rejoindra pour le coup plus la réalité de la jeunesse japonaise actuelle, à savoir qui est-elle vraiment? Ghost In the Shell enchantera par son univers riche mais la désillusion viendra du fond l'intrigue trop classique et je suppose du coup beaucoup trop simplifié pour coller au style 3D qui ne manquera pas d'éloigner les sympathisants des casse-têtes SF.
  • Rémy S
    L’adaptation du manga culte « Ghost in the Shell » est une véritable arlésienne que les studios hollywoodiens se refilent depuis une décennie, tant mettre en images cette histoire visuellement très complexe de Masamune Shirow semblait un défi hors normes. Le choix de Scarlett Johansson pour jouer l’héroïne asiatique a fait hurler les puristes mais elle prouve une nouvelle fois qu’elle est une sacrée femme d’action après « Lucy » ou Avengers » et qu’elle peut aisément remplacer Angelina Jolie au titre de star féminine la plus crédible dans ce genre de prestations. Cependant, ce qu’elle gagne clairement en pertinence dans ce type de productions se fait au détriment de sa profondeur de jeu, même si le rôle du Major ne lui laissait pas forcément beaucoup de latitudes d’expression.L’intrigue est peut-être le point faible du film, inutilement alambiquée d’apparence et de prime abord mais somme toute très basique et dont les contours se dessinent bien vite. Pas un mauvais scénario mais une trame triviale que les studios ont certainement voulu pas trop compliquée pour ne pas perturber ceux que ce genre d’univers rebuteraient. On rentre dans le film à reculons, effrayés par cet excès de couleurs et ce contexte si nouveau. Mais, au fur et à mesure, on est totalement absorbés par « Ghost in the Shell » pour ne finalement plus quitter l’écran des yeux comme aimantés par la quête du major et l’univers dans lequel elle évolue. Un univers passionnant et foissonant est créé, faisant certes craindre le trop-plein numérique la première demi-heure mais qui finalement se créé une propre voie dans un genre ultra-balisé. Pourtant, une palanquée de films s’étaient déjà inspirés du manga original. Certains en singeaient même la sève sans vergogne et sans le cacher, on pense notamment à « Matrix ». Mais des œuvres phares de la science-fiction telles que « Total Recall » ou « Dark City » nous viennent aussi à l’esprit. Le film de Rupert Sanders parvient pourtant à transcender cette béquille inamovible en trouvant sa propre voie. Il injecte à sa version du manga pléthore d’idées visuelles pour parfaire une esthétique sublime dont certaines fulgurances confèrent au summum de la beauté cinématographique.Le metteur en scène et son compositeur Clint Mansell parviennent même à donner de l’âme, surtout dans l’épilogue, à cette histoire de robots, de machines et de cybernétique. Ce qui se révèle être un coup de force dans un tel univers, profondément désincarné. Le plan final sur les deux amants cyborgs atteignant même un certain sommet de poésie dramatique. Déroutant puis surprenant, le long-métrage n’est pas exempt de défauts mais fascine sur la durée et pourrait s’enrichir de plusieurs suites que l’on ne dirait pas non. Loin de la tambouille prétentieuse de « Matrix » au final… Il faut rendre à César ce qui est à César !
  • Cinemadourg
    Adapté d'un manga des années 80, Ghost in the Shell nous propulse dans un univers futuriste dans lequel la technologie prend de plus en plus la place de l'humain.Dans ce monde devenu froid et déshumanisé, le réalisateur Rupert Sanders s'en donne à coeur joie et il faut bien reconnaître que le côté visuel du film est sublime et hyper recherché.Mais cela ne peut pas suffire à nous transporter en tant que spectateur ! Et malheureusement, l'histoire n'est pas super innovante (C'est madame RoboCop !) ni très passionnante.C'est simple, à part 2-3 scènes de combats bien rythmées et superbes graphiquement, on s'ennuie un peu dans cette aventure sans âme et sans émotion.La plastique de Scarlett Johansson ne peut pas tout faire à elle seule, même si c'est clairement l'atout majeur mis en valeur ici !Dommage dommage, je vais vite oublier cette oeuvre frustrante et décevante au final.