Get Out (2017) VF

Get Out (2017) Streaming VF
Get Out (2017)Notes7.7
1h 44min | Thriller | 24 février 2017
De : Jordan Peele
Avec : Daniel Kaluuya, Allison Williams, Catherine Keener, Bradley Whitford, Caleb Landry Jones
Critiques spectateurs (51)
  • Naughty Dog

    mouais je pense pas que si une personne n'aime pas un film il est automatiquement surestimé

    Get Out est déjà étudié dans certaines écoles de cinéma, et je pense pas que ce soit pour rien

  • Jeff R.

    Attention SPOIL

    "Get Out" aurait fait un bon épisode de "Black Mirror". C'est étrange dans le bon sens, au fil des minutes vous êtes curieux de voir ce qui va se passer et arriver à ce pauvre Chris (Daniel Kaluuya).

    Certes le scénario est quelque peu prévisible et le happy end à l'américaine fait toujours tâche, la dimension raciale qu'empreinte le réalisateur peut interpeller certains ou voir choquer d'autres, je ne suis vraiment pas étonné que cela puisse arriver, quand je vois et lis ce qui se passe dans notre société, y a bien eu des gars du KKK qui ont organisé des partis de chasse en pourchassant des colorés comme ils aiment nommés les personnes non whites aux US.

    En ce qui me concerne j'ai passé un bon moment de supense, j'ai beaucoup apprécié la métamorphose d'Allison Williams (Rose Armitage) qui passe de la copine super amoureuse à une psycophate machiavélique tout comme sa famille d'ailleurs.

    Pour résumer "Get Out" est un film flippant, avec parfois une petite pointe d'humour, mais surtout aussi impitoyable que le scalpel d'un chirurgien :)

  • Naughty Dog

    non mais mec évidemment que ce qui est montré dans le film n'existe pas x)

    mais dans Jurassic Park non plus extraire l'ADN de dinos de l'ambre pour le réutiliser n'existe pas (et en plus est impossible), mais le film part du postulat que ça l'est !

    cependant Get Out a l'intelligence de ne pas montrer ou pseudo-expliquer le procédé

  • Mr. Renton

    Oscar du Meilleur Scénario Original mérité pour le coup, si je suis sortit un peu frustré de Get Out c'est a cause de sa première partie que j'ai trouvé poussive et manquant vraiment de rigeur, erreurs corrigées a partir de la fin de l'Acte II puisque le film trouve alors le ton qui lui sied parfaitement tout en réinventant un genre qu'on connaît par coeur. Donc Well Done Jordan Peele

  • David D.

    Je déteste le film, dans son deuxième arc, get out cherche trop à expliquer les choses, ça nuit complètement le suspense du premier arc. Je comprend pas toute la hype autour de ce film, même le message anti racisme est mal amené, je trouve pas subtil. Il y a d'autres façons d'aider cette cause.

  • Naughty Dog

    bravo à Get Out pour ses 4 nominations

    ça fait plaisir de voir des films de genre (qui en plus se servent d'éléments très actuels aux USA) le tout baigné dans une ambiance à la Twilight Zone vraiment bien retranscris

    je pense qu'il repartira avec l'Oscar du Best Original Screenplay

  • Naughty Dog

    honnetement je trouve que si dans la catégorie meilleur scenar original (qu'il gagnera sûrement d'ailleurs)

    je veux dire si Chicago a eu pu être nominé il y a plus de 10ans,Get Out a également sa place

    j'ai trouvé la réal de Jordan Peele vraiment bonne également (et pourtant John Singleton avait été nominé dans cette catégorie pour Boyz n the Hood quia pas une réal de fou)

    le seul qui a ptet pas sa place c'est Daniel Kaluuya (bien que très bon, je trouve que c'est James Franco qui l'aurait mérité)

  • naturelle

    J'ai beaucoup aimé Get Out, mais le fait d'avoir deviné le sujet et la progression du film après 20 Minutes de visionnage m'a laissée sans surprise.
    Cela dit, film excellent dont le sujet sort des sentiers battus !

  • felson

    Mention spéciale pour ce cliché, en effet! Figure-toi qu'on retrouve ce cliché dans la grande majorité des films produits par Hollywood aujourd'hui. Le black, le clown de service qui est juste là pour amuser la galerie blanche. Le film s'en sert pour mieux cibler les clichés et autres préjugés racistes du cinéma US mainstream, t'as pas pigé? T'as même pas remarqué que ce gros pote black est présent du début à la fin du film alors que d'habitude, dans un film d'horreur à gros budget, c'est toujours lui qui y passe en premier? Et t'as pas remarqué non plus comment Rose lui parle au téléphone, à ce gros pote black, vers la fin du film, après l'enlèvement de Chris? Pour un peu, c'est lui la prochaine victime! Sinon t'aurais voulu quoi? De Niro, Meryl Streep? Des explosions et exploits pyrotechniques à la chaîne, des canardages en série, du sang et des morts partout pendant deux heures? Des 'jumpscares' toutes les trois secondes? C'est ça qui te fait flipper? On est pas à Hollywood là. 'Get Out' est un film indépendant façon années 70. Je mets une mention spéciale pour ton "côté racisme sur exagéré sans aucune finesse", déjà un classique! lol

  • felson

    "Sans raison aucune, ils prennent que des Blacks"? ;) Heu la raison est expliquée dans le film, je crains que tu ne te sois pas trop foulé à l'analyser d'une manière plus poussée! Moi aussi je peux résumer tes films préférés en deux phrases. C'est ce qu'on appelle le 'logline', et celui de 'Get Out' est loin d'être aussi simplet que tu essaies de le faire croire. Déjà, ton truc du 'potentiel peace-and-love anti-raciste', c'est n'importe quoi, c'est pas ça du tout. Cette famille de Blancs cinglés ne s'amusent pas qu'à transférer leurs proches dans d'autres corps noirs... ce qui les intéresse, c'est d'abord de kidnapper des Blacks et leur voler leur personnalité, pour ensuite les transférer dans les corps de leurs proches. Ils font du troc! T'avais même pas remarqué ça? lol

  • Gran T.

    "Les Figures de l'ombre" traite infiniment mieux le sujet sans caricaturer les méchants blancs et les gentils noirs soumis mais bouillant de rage. Et en plus déculpabilisait pas mal tout le monde. Par ailleurs techniquement au dessus de "Get Out" sur quasiment tout les niveaux.

    Il n'a pourtant pas explosé les critiques, l'affiche joue pour beaucoup, le travail des producteurs aussi, mais le sujet, plus du tout, plus en dehors des festivals, sinon les 95% de films US distribués en France depuis 10 ans et qui sont des adaptations auraient été lynchés.

  • Tommy Shelby

    Tu sais c'est pas le premier film ou la gentille victime devient à son tour un tueur sans scrupules pour s'en sortir.

    On est quand meme dans un format d'une 1h30 , à un moment donné il faut un retournement de situation.
    Ce qu'on peut regretter dans Get Out c'est que ce soit un peu trop " facile " et rapide sur la fin, ce qui dénote avec le reste du film

  • gregbutton

    En oubliant le côté film d'horreur ? Qui n'en est pas un c'est le moins que l'on puisse dire ! Ce n'est pas 2 jump scare qui permettent à mon sens de clasifier un film en tant qu'horrifique.

    Get Out est un thriller, je ne comprends pas non plus la promotion mensongère et ne voit pas son intérêt ?!

  • ChinTok CeLeBre

    Get out nous offre un début fracassant et une fin fracassée.
    2,5/5

  • Flowcoast
    Déjà bien lobotomisé par un épisode de Black Mirror où son personnage aussi perdu que dans ce film, Daniel Kaluuya offre à travers Get Out l'un des films les plus "hype" de l'année. Et pour tout dire en 2017, alors que le racisme existe toujours aussi fortement, Get Out fait l'effet totalement pervers dans ce film à l'extrême tension qui ne masque en rien des longueurs fréquentes qui tuent véritablement le rythme soudain, inquiétant, paranoïa d'un thriller social totalement éprouvant. Et comme à la fin. Clairement l'énorme surprise de l'année. Inquiétant, intriguant, horriblement sensible à la souffrance. La fin est clairement la thèse de l'ensemble du film qui définit un peu les 1h30 de ce film
  • Xavi_de_Paris
    Malgré un récit peu subtil par moments, "Get Out" reste un vrai thriller, prenant et quelque peu déroutant. On sort des repères stricts du genre pour se plonger dans un film à la réalisation hitchcockienne. Avec quelques grands moments de suspense et aussi de frayeur qui ne sont pas oubliés. Le twist est une véritable gifle, amenée habilement grâce une montée en puissance tout au long du film. Le tout est enrobé d'un message politique adressé aux noirs américains. Ça vaut clairement le coup d'œil malgré quelques écueils.
  • MediaShowbyDK
    Premier long-métrage de Jordan Peele et produit par Blumhouse Productions, « Get Out » demeure un thriller horrifique habile et redoutable dans sa construction scénaristique grâce à un mélange des genres très audacieux, mais également une profonde diatribe contre le racisme ! Ajouté à cela, un casting brillant et une bande sonore angoissante. Le tour est joué ! A ne manquer ! Retrouvez la critique entière sur mediashowbydk.com !
  • Jeo Jo
    Une jeune femme décide d'emmener en week end son nouveau petit-ami afin que le jeune homme fasse connaissance des parents de la belle. Accueillis à bras ouverts, des comportements commencent à surgir.Intelligent, terrifiant, angoissant et souvent drôle, Get Out aborde un racisme dissimulé, toujours bien présent dans nos sociétés, et déjà abordé dans le cinéma américain des années 60. Plus exactement ici, du cynisme, de la bien-pensance d'une classe sociale nantie et cultivée, se complaisant dans un sentiment de supériorité, pourtant loin de la caricature du raciste brute épaisse qu'on a pu voir. Il demeure que le noir reste réduit aux clichés et à une classe jugée inférieure.On songe dans le style à Sixième Sens en 2002 de Night Shyamalan, dans cette peur et angoisse omniprésents, ce style brut et sans concession. On notera que ce film d'auteur a cartonné au box office US et renouvelle le genre du thriller horrifiqiue.
  • Romain.Guihard
    Alerte Chef-d'œuvre, en effet grosse surprise ce Get Out, un film complètement maîtrisé du début à la fin, qui offre un suspens oppressant tout le long du film. Une histoire pour ainsi dire classique est transformer en superbe thriller d'un nouveaux genre, des acteurs tout simplement au top dans leur prestation. Ne réfléchissez pas, foncé.
  • RayManzarek
    Petit phénomène au box-office américain, "Get Out", premier film du jeune cinéaste Jordan Peele, décrit la désagréable rencontre entre un jeune photographe plein d'avenir et les membres de sa belle-famille. L'un est noir de peau et redoute cette entrevue bourgeoise, les autres lui réservent un accueil bien trop cordial pour que chaque geste ou chaque parole ne sonnent pas faux. Le tout recèle un redoutable message politique assaisonné aux artifices du thriller puisant allègrement dans le cinéma de Hitchcock. Dès les premiers instants, le talent de Peele explose à l'écran. Le réalisateur impose une sourde pesanteur en soutien à une intrigue qui égrène petit à petit ses cailloux vers la route de l'horreur. Sans rien révéler de l'intrigue du film, on peut cependant dire que "Get Out" touche un point sensible de la société américaine qui, sous ses apparats de liberté et de tolérance, cache au final un univers sans pitié qui s'est construit sur les corps des minorités. Si la grandiloquence et la brutalité du final sont quelque peu grossières, l'oeuvre de Peele se regarde comme un cauchemar éveillé, un mécanisme flippant qui joue avec les angoisses et les peurs de son personnage principal mais aussi avec les nôtres. Les symboliques sont nombreuses et lourdes de sens, cette pseudo-ouverture du monde occidental envers les populations qu'il opprime depuis des siècles est ici pointée du doigt et réactualisée ce qui ne fait que renforcer l'ignominie de l'action. Mais "Get Out" n'est pas qu'un brûlot politique, c'est aussi un excellent thriller admirablement mis en boîte par un metteur en scène qui semble déborder de talent. On regrettera tout de même une fin assez vite expédiée, comme si la priorité du réalisateur n'était clairement pas d'expliquer mais bien de montrer les travers d'une société fourbe qui a toujours joué le jeu de la condescendance pour obtenir ce qu'elle voulait.
  • 7eme critique
    Même si on devine l'intrigue bien trop rapidement, "Get out" dispose bel et bien d'un excellent scénario !Ce cinéma de genre continue donc de se renouveler, preuve en est avec cette belle fraîcheur qu'est "Get out", succédant parfaitement aux "It Follows" ou encore "Don't breathe" qui ont su se démarquer dernièrement. Bien que pourtant pas assez subtil dans son approche pour surprendre véritablement, les scènes et dialogues offrant bien trop d'indices en ce qui concerne l'évolution de l'histoire (notamment les comportements des invités, paroles douteuses et regards braqués sur le personnage central en permanence etc...et même si ce genre de scènes découlent d'un vrai travail sur le second plan, elles en dévoileront un peu trop, au point de déceler les véritables intentions de cette famille bien en avance), "Get out" n'en reste pas moins terriblement captivant. Face à l'originalité de son scénario mêlée à une atmosphère mystérieuse sous un soupçon de racisme omniprésent, "Get out" tire son épingle du jeu et surprend dans ce registre. Les acteurs sont irréprochables, certaines scènes font leur petit effet (notamment la première scène d'hypnose ou encore le sprint du jardinier), la bande originale trouve son charme (Childish Gambino entre autres), l'ambiance à la fois étrange et oppressante renforce notre investissement, tout est plutôt bien étudié dans ce long-métrage pour capter le spectateur. En revanche, le concept de [Spoiler - cohabitation dans un même corps - Spoiler] forge un côté too much au scénario. En effet, [Spoiler - transformer des personnes en domestiques (ou esclaves réjouis) via l'hypnothérapie - Spoiler] aurait amplement suffit et aurait offert encore plus de crédibilité à cette histoire, mais "Get out" a souhaité atteindre son quota horrifique et renforcer son côté angoissant en allant jusqu'au délire [Spoiler - neurochirurgical. - Spoiler]
  • Adelme d'Otrante
    Chris, jeune afro-américain, décide de rencontrer ses beaux-parents blancs, le malaise s'installe dès l'entrée dans le domaine familial. De prime abord très accueillante la famille semble cacher un lourd secret, le personnel de maison se comporte de manière étrange. Le réalisateur utilise parfaitement un fait sociétal (la ségrégation raciale encore très présente aux Etats-Unis) pour construire un thriller horrifique. Il met le temps qu'il faut pour installer son ambiance et suite à un élément déclencheur l'intrigue se met en branle et déploie sa mécanique implacable.Et nous emmène pas forcément là où on l'attendait. Get Out est une belle réussite et son réalisateur très prometteur.
  • Ricco92
    Très gros succès aux États-Unis (plus de 170 millions de dollars de recettes pour un budget de 4,5 millions), Get Out est un excellent film d’horreur réussissant parfaitement à faire monter petit à petit un suspense prenant et à créer un climat d’angoisse malgré quelques pointes d’humour très bien dosées. Objectivement, le seul point critiquable concerne l’aspect idéologique du film[Spoiler - (les personnages blancs sont tous mauvais, même la seule que l’on pense longtemps être positive, et les noirs sont tous des victimes : ne serait-on pas face à un film bel et bien raciste ?) - Spoiler] car d’un point de vue purement cinématographique, Get out est une réelle réussite de suspense. Une belle leçon de cinéma horrifique.
  • orlandolove
    Clairement, "Get Out" prendra place parmi les meilleurs films de genre de cette année 2017. Percutant, grinçant, ponctué de twist malicieux, "Get Out" mélange comédie et horreur avec talent, sans oublier de donner du sens à son propos. Les très bons acteurs complètent ce tableau quasi parfait !
  • Attila de Blois
    J'ai tendance à me méfier des films qui connaissent un fort engouement de la part du public et des médias. On en ressort souvent déçu. Pourtant, "Get Out" ne fait pas partie de cette catégorie et tient plutôt bien ses promesses. L'agitation autour de ce long métrage est peut être exagérée mais il est indéniable que Jordan Peele sort son épingle du jeu dans un cinéma de genre encombré par les navets et des oeuvres plus que dispensables. Ce n'est pas avec l'intrigue que "Get out" se démarque. Cette dernière, quelques surprises mises à part, se borne à un schéma scénaristique relativement classique et convenu. Le point fort du film réside dans la mise en scène de Jordan Peele et sa capacité à créer un sentiment de malaise et d'étrangeté chez le spectateur. On a beau connaître la mécanique de ce genre de films, l'effet n'en reste pas moins efficace et c'est cela le plus important. De plus, l'histoire est servie par un excellent casting et une touche d'humour bienvenue apportée par le personnage de Rod."Get out" est une série B haut de gamme qui ne se détache pas assez de certains clichés pour devenir une référence du genre.
  • Alexandre Cacheux
    GET OUT ou payer pour être sous tension pendant 01h44.... Visiter ses futurs beaux-parents et se rendre compte que le dîner familial va être plus compliqué que prévu... Un scénario habile, une bande son angoissante, un casting parfait et finalement aucune scène d'horreur. Juste un malaise grandissant qui vous tasse sur votre siège. Décidément rien ne remplace l'atmosphère d'une salle obscure.
  • mat niro
    "Get Out" réussi le pari de nous faire passer par toutes les émotions. Ce week-end chez ses beaux parents va virer au cauchemar pour Chris (formidable Daniel Kaluuya) qui va vite se rendre compte qu'il est en territoire hostile chez cette famille blanche aisée. Bien sûr, le doute s'installe chez le spectateur avec ces domestiques de couleur et l'ambiance devient vite angoissante dans ce qui s'apparente plus à un thriller psychologique qu'à un film d'horreur proprement dit ( le dernier quart d'heure est quand même bien gore). Un film captivant de bout en bout où l'on peut simplement émettre un [Spoiler - bémol sur la fin, un peu décevante. - Spoiler] Jordan Peele signe ici un coup de maître pour son premier film.
  • cceintrey
    Get Out est un film de Jordan Peele. Chris, photographe, accompagne sa petite amie Rose - l'actrice Alison Williams, vue dans la série Girls - lors un weekend à la campagne chez ses parents. C'est un couple mixte, il a peur de ne pas être bien accepté par sa famille. Elle le rassure en lui disant que son père aurait voté pour Obama une troisième fois s'il avait pu ! La mère (Catherine Keener) est psychiatre et le père neurochirurgien. Le frère de Rose est également présent à la garden-party réunissant des amis de la famille Armitage. Petit à petit, l'ambiance va s'avérer de plus en plus étrange et particulière pour Chris...Je vais rarement voir des thrillers à tendance horrifique, mais je n'ai pas été déçue par ce film. Dans le genre, c'est efficace et bien rythmé, 1h45 sans temps mort. Et surtout, la tension va crescendo : la deuxième partie du film est de plus en plus noire, sans mauvais jeu de mots ! Le dénouement est un peu gore, mais c'est qu'on attend pour libérer les tensions accumulées et se libérer.Le scenario tient la route, il n'y a pas de superflu. Il y a juste quelques enchaînements que j'ai vus venir, mais globalement j'ai été convaincue et j'ai sursauté à plusieurs reprises. Dans la mise en scène, je retiendrai la scène d'hypnose qui est réussie et la scène de bingo assez surréaliste. Daniel Kaluuya, l'acteur principal, est très convaincant, notamment grâce à son regard très expressif. C'est une bonne surprise, efficace et rythmée, un film qui permet de se divertir en faisant un cauchemar éveillé.
  • FredArrow
    Aaaah, le voilà donc ce petit thriller horrifique qui a tourné en véritable phénomène chez nos amis d'outre-Atlantique jusqu'à rafler 206 millions de dollars pour un budget "riquiqui" de 4.5 millions ! Forcément, une telle formule magique, un tel exploit d'un film de genre au box-office ne peut faire frétiller le tiroir caisse que d'un seul homme : Jason Blum. Bingo, "Get Out" est effectivement une énième production du grand manitou américain spécialisé dans l'horreur/épouvante à petit budget pour un max de rendement mais, attention, et chose rare, cette fois, la donne avait de sérieux bagages pour nous interpeller.Non seulement, en allant se promener sur le terrain du racisme quotidien, ce long-métrage de Jordan Peele promettait d'être un des premiers films symptomatiques d'une Amérique Trumpienne qui se marche sur la tête quant à sa mixité ethnico-sociale sur laquelle elle repose mais "Get Out" pouvait en plus se targuer d'être une proposition différente d'un cinéma de genre commercial US qui a fait du "creux" sa marque de fabrique (apparemment, et si l'on excepte bien sûr quelques rares cas, pas mal de monde avait oublié que certains grands classiques se sont imposés en dénonçant nos dérives sociétales). Ajoutons à cela une hype sans précédent dans l'histoire des productions Blumhouse avec ce score dément de 99% sur Rotten Tomatoes et, bim, "Get Out" allait passer en tête de liste des priorités pour tout bon fan du genre qui se respecte.Quelques mois après les États-Unis, le film déboule donc dans les salles françaises et, autant le dire, on en salivait partout des hectolitres de bave par avance..."Ne te fais pas de souci, mes parents ne sont pas racistes !"Rose a beau tenter de rassurer son petit ami Chris, ce dernier flippe un peu à l'idée d'aller rencontrer ses futurs beaux-parents. Il faut dire qu'ils habitent dans une banlieue chic typiquement américaine où les rares afro-américains comme lui n'exercent que des tâches de subalternes.Mais ses doutes sont très vite levés au vu de l'accueil plus que chaleureux des parents de Rose. Enfin, dans un premier temps, car, à bien y regarder, au milieu de certaines remarques tendancieuses et de comportements suspects, il pourrait bien se tramer quelque chose de complètement dingo...Pour mieux parler de "Get Out", évoquons une autre franchise made in Blumhouse basée elle aussi sur nos maux sociétaux : "American Nightmare". On a souvent reproché aux trois films de cette saga de ne jamais parvenir à pleinement exploiter leur concept de départ pourtant prometteur (une tuerie annuelle à grande échelle pour régler le problème de la pauvreté). De ce fait, le spectateur, déçu, a souvent fantasmé sur ce qu'aurait pu donner une utilisation parfaite de cette idée explosive sur grand écran.En gardant cela en tête, imaginez qu'un beau jour, un éventuel "American Nightmare 4, 5, 6,..." déboule en allant enfin jusqu'au bout de son potentiel et vous propose enfin exactement ce que vous en attendiez. Ce serait forcément plus que satisfaisant. Mais aussi quelque part décevant car le film en deviendrait bien trop prévisible, sans le moindre effet de surprise.Et bien, voilà, découvrir "Get Out" revient un peu à avoir le même sentiment dans une version accélérée que devant cet "American Nightmare" rêvé.Croisement improbable entre "Devine qui vient dîner" et "Les Femmes de Stepford" mais aussi avec un zeste du premier "American Nightmare" pour la génération actuelle (avouons-le, l'allusion ci-dessus n'était pas si innocente que ça avec ce détournement tout en violence de l'image d'Épinal de la banlieue chic américaine que partage les deux films), "Get Out" pousse son concept initial jusqu'à son paroxysme pour dénoncer habilement à la fois le racisme bien évidemment exacerbé qui gangraine l'Amérique mais aussi celui plus insidieux qui, sous couvert de la meilleure volonté, cache en fait les idées préconçues les plus nauséabondes.Impressionné par sa capacité redoutable à mener le film sur ces deux fronts, on ne pourra pas opposer à Jordan Peele d'avoir probablement trouvé le meilleur écrin horrifique pour envoyer une charge politique furieuse, intelligente et non dénuée d'humour lorsqu'elle est confrontée à la plus infâme des situations. De même, l'écriture du personnage principal et de ses failles (renforcée par un génial Daniel Kaluuya) mérite elle aussi d'être couverte d'éloges tant elle se fond avec raison et subtilité de l'ensemble.Néanmoins, aussi futé soit-il, et c'est le pire des paradoxes, "Get Out" est horriblement prévisible pour dérouler la folie apparente de sa thématique principale. Trop rapidement dévoilée (ou devinée) après le passage de la première nuit du couple dans la résidence familiale, la teneur du mystère ne suffit plus à masquer la conduite bien trop facile d'une histoire qui se contente d'aller d'un point A à un point B en enfilant les twists fatigués du genre jusqu'à provoquer un truc qu'on ne s'attendait franchement pas à ressentir : l'ennui. On sombre ainsi dans une routine déroutante dans la deuxième moitié du film -parasitée en plus par un point de vue extérieur trop encombrant- qui sera heureusement rompue in extremis par un quart d'heure final se parant enfin d'une heureuse (et vraie) folie imprévisible en osant sortir de ce chemin tout tracé pour une idée somme toute géniale.Cette bizarrerie de banalité dans un film dont l'essence même est une intelligente originalité est néanmoins transcendée par la réalisation complètement maîtrisée de Peele. Ok, le film atteint très (trop ?) vite les sommets de son climax inquiétant avec cette séquence de la première nuit que l'on évoquait plus haut et il aura ainsi peut-être du mal par la suite à nous en mettre autant plein la vue mais cette petite ambiance sera toujours bel et bien présente et soutenue par cette imagerie d'une certaine Amérique que Peele aime malmener dans tous les sens avec une réussite formelle constante. Soulignons aussi l'excellente bande originale de Michael Abels qui fait aussi une part importante du job pour instaurer une atmosphère oppressante à couper au couteau.Un réalisateur est donc né, il est venu développer astucieusement un propos pertinent sous couvert de thriller horrifique estampillé Blumhouse (chapeau, le bougre !) et il nous a livré un "Get Out" plus que sympathique.Un peu handicapé par cette non-prise de risques dans la conduite d'un récit lui-même risqué, on ne dira pas que le long-métrage parvient à égaler sa réputation sans doute trop grande pour lui mais il ne lui fait pas honte, loin de là même, en se plaçant au-dessus de la mêlée de bon nombre de ses confrères grâce à son intelligence, son actualité, son ambiance et bon nombre d'autres qualités."Get Out" ne mérite pas dégager de nos salles de cinéma avant un bon moment.
  • DanielOceanAndCo
    Pas très connu en France, Jordan Peele est un comédien de stand-up qu'on a notamment vu en agent du FBI dans la première saison de "Fargo" (avec son complice Keegan-Michael Key) et signe donc avec "Get Out" son premier long-métrage en tant que réalisateur et le moins que l'on puisse dire, ce que c'était bon. Peele connait ses classiques et cite aussi bien Carpenter, qu'Hitchcock ou même les frères Coen, on se croirait revenu à l'âge d'or du cinéma de genre des 80's mais il y a bien évidemment la thématique "raciale" du film qui est non seulement très bien trouvée mais surtout parfaitement exploitée par un scénario très riche. Autre facteur de réussite : le travail sur la mise en scène ([Spoiler - les scènes d'hypnose sont très réussies - Spoiler]) et sur l'atmosphère angoissante qui se dégage du film (même si les scènes avec le pote du héros sont très drôles) et surtout, j'ai trouvé Daniel Kaluuya vraiment excellent, il apporte vraiment un plus au film. Bref, c'est malin, c'est angoissant, c'est maîtrisé, en gros, c'est le "Scream" des années 2010!!
  • elriad
    exploitant le cliché raciste de l'intellect blanc et de la force physique noire, ce petit bijou horrifique soulève le rire autant qu'il glace le sang, clouant très rapidement le spectateur dans son fauteuil, lui-même atteint de paranoïa contagieuse.Tant de thrillers et de films d'horreur sortent aujourd'hui sur les écrans pour ne pas souligner quand il y en a un qui sort du lot et "Get Out" en fait clairement partie. Une réussite absolue...
  • Sébastien R.
    De l'amour, de l'humour, de l'angoisse et de la peur:.. On ne peut pas dire que c'est le film de l'année mais l'intrigue maintien notre curiosité jusqu'au bout. Sinon, tout est dans le titre... Get Out !
  • WutheringHeights
    Jamais pontifiant, toujours divertissant sans oublier son propos, Get Out est peut-être, sans effets de manche, le film de genre le plus angoissant de l’année.
  • Guillaume C.
    Excellente surprise que ce « Get Out ».Pourquoi ? Tout d’abord parce que « Get Out », suggère et sous-entend beaucoup plus qu’il ne montre.Ici pas d’artifices du genre paysage ou demeure lugubres, personnages hideux, ou violence omni présente, non dans « Get Out »le rythme est posé, le cadre accueillant, les gens souriant et pourtant un malaise s’installe rapidement. On sent que cette façade cache quelque chose, mais quoi.Et c’est ça le tour de force de « Get Out », nous rendre de plus en plus mal à l’aise dans un cadre qui ne l’est pas.La tension s’installe doucement mais sûrement à mesure que l’on prend conscience de détails semés tout au long du scénario que l’on ne relevait pas forcément au début[Spoiler - (les professions et les goûts de la famille Armitage par exemple) - Spoiler]. « Get Out » c’est des tas de détails, à priori anodins, qui à force de répétition instaurent une ambiance de plus en plus malsaine. C’est cette montée en pression douce, insidieuse, cette angoisse presque confortable qui s’installe est la grande force du film.Bref « Get Out » c’est une ambiance parfaitement maîtrisée et sans artifice et ça c’est très fort.Le scénario lui aussi est parfaitement rythmé, le démarrage est doux mais à partir du moment où la pression s’installe elle va crescendo pour littéralement explosée dans une fin qui bascule dans l’horreur mais reste aussi jouissive que malsaine [Spoiler - (le renversement des rôles est parfait et le spectateur prend un plaisir morbide à voir les exécutions se multiplier) - Spoiler] parfaitement maîtrisée.Mais Jordan Peele ne se contente pas de jouer seulement sur l’angoisse du spectateur, il l’interpelle en le renvoyant habilement à la condition afro américaine, le film dénonçant cette dernière. Le tout étant teinté d’humour, notamment via le personnage de Rod Williams franchement génial.D’ailleurs tous les acteurs mériteraient que l’on s’attarde sur leur performance, Daniel Kaluuya est magistral, la famille Armitage est franchement flippante (mention spéciale à Allison Williams) et que dire des personnages de Walter et Georgina pour le coup carrément dérangeant, bien plus flippant que bien des Serial Killer, le tout juste par des attitudes, c'est fort. L’interprétation est magistrale à tous les étages.En conclusion « Get Out » est un thriller horrifique au scénario certes assez basique mais plus fouillé qu’il n’y parait, avec une maîtrise totale des composantes du Thriller, un suspens bien mené, une interprétation sans faille et une fin remarquable, qui a suscité une réaction que je n’avais jamais vu dans une salle de cinéma, [Spoiler - (à savoir des applaudissements de soulagement à l’apparition de Rod Williams - Spoiler]). Pour un 1er film Jordan Peele réalise un coup de maître. Le meilleur film de 2017 pour le moment.
  • AlexLeVengeur
    Get Out est un film vraiment intéressant à suivre, avec une ambiance angoissante qui nous tient en haleine durant tout le film jusqu'à son dénouement, assez surprenant et étrange et qui casse un peu toute l'ambiance mise en place.
  • HamsterPsycho
    Get Out est effectivement un film qui change dans le genre. Il y a deux parties distinctes. La première est assez angoissante et très bien menée. Les éléments s'ajoutent les uns aux autres, petite touche par petite touche, pour former un tableau complet. Les acteurs sont très bien dirigés, toute la tension et la schizophrénie passant dans les expressions du visage, des expressions torturées. Puis une seconde s'amorce quand le pot aux roses est découvert. Cette seconde partie est bien moins convaincante. En fait, c'est même très convenu. De grosses incohérences ou raccourcis de scénario :[Spoiler - l’infirmier n'a rien dans ses poches sauf... ben les clés de sa Porsche bien entendu ! Le bloc opératoire dans une pièce non aseptisée ? Avec les portes grandes ouvertes, alors qu'un homme a déjà le crâne enlevé ?? - Spoiler] Soit on prend un peu le spectateur pour un idiot, soit c'est bâclé. Et le pire, c'est peut-être [Spoiler - ce second rôle, le pote du héros : on retombe carrément dans le cliché du Noir faire-valoir. Forcément, c'est un type gras, rigolo, pas fin, obsédé du complot ridicule. - Spoiler] Donc une première partie très prometteuse, et une seconde qui remet finalement en cause ce début.
  • cinono1
    Excellente série B qui se double d'une critique du racisme sociale perdurant, "Get Out" est d'une simplicité et d'une efficacité redoutable. La mise en scène crée une ambiance à la fois banale et étrange, qui rappelle les meilleurs réussites du cinéma fantastique (les scènes oniriques sont très immersives). Et la critique particulièrement gratiné des personnages blancs est contrebalancé par un certain recul et un coté défouloir. Les acteurs sont excellents, notamment le héros, Daniel Kuluuya.
  • Pauline_R
    Une satire assez jouissive sur le racisme aux Etats-Unis, même si au final le scénario est assez attendu. Get out s'avère plus drôle qu'effrayant, ressemblant parfois à une parodie de thriller à la limite de la série B. Tout est exagéré, on devine assez vite de quoi il en retourne (et un peu comment cela vase finir) mais il faut avouer que c'est ultra divertissant et prenant.
  • kdadou
    Get Out de Jordan Peele reste un très bon film à petit budget, cependant on notera de nombreuses incohérences: même si on empathie au vue des malheurs qui s'acharnent contre Chris la fin de l'intrigue reste inespérée. Côté, casting le spectateur ne peut qu'apprécier la performance de Daniel Kuulaya et d'Allison Williams mais surtout de Caleb Landry Jones, qui, dès le début parvient à lui seul à imprégner au spectateur la vision angoissante et terrifiante de la famille Armitage. Enfin, on restera également subjugé par l'évolution psychologique des personnages, ce qui est un des point forts de Get Out. Finalement, Get Out est loin de faire fuir les observateurs: cette oeuvre se caractérise, malgré quelques défauts, par une certaine originalité et folie effrénée qui s'accélère à chaque seconde.
  • dkihli
    Don't get out with this movie ! même s'il sent un peu la ( bonne ) série B ( style the visit, ou the invitation ), et malgré une fin un peu grand guignolesque ( mais où se cachait le rambo sous ce brave garçon ? )voilà un bon suspense bien mené, une ambiance radicalement morbide et inquiétante, et un propos intéressant sur le racisme. Bien bien.
  • Didier L
    La scène d'ouverture magistrale donne le ton du film : est ce que la plus grande peur n'est pas, aujourd'hui, d'être noir dans une Amérique aux allures policées ? Sur une partition musicale viscéralement inquiétante, le film prend ensuite des allures de bluette amoureuse (grâce au jeu intimement fusionnel des deux acteurs principaux) bientôt perturbée par un malaise grandissant qui n'est pas sans rappeler "Rosemary's baby". Satire acerbe du racisme ordinaire qui se lit au travers d'un travail sur les regards étonnant, thriller inquiétant, farce critique mâtinée d'humour, "Get out" est tout cela à la fois et on en arrive, à la sortie, à vanter chacune de ses qualités (scénario, photo, montage, musique, mise en scène). Un premier film dont on se souviendra.
  • Laurent C.
    "Get Out", cela veut dire : sauve-toi vite avant qu'il ne soit trop tard. C'est bien tout le contenu de ce film, surprenant et tout à fait angoissant. Un jeune-homme, black de surcroît, est conduit par sa petite amie au domicile familial où il aura l'occasion de rencontrer ses parents, son drôle de frère et une bande de seniors en visite le week-end. Ce qui est certain, c'est que le sujet est plus qu'original. Il traite, non sans humour, de la thématique du racisme et de la discrimination. En même temps, s'il aborde de façon assez explicite les formes modernes d'esclavagisme, le récit déborde aussi dans l'épouvante totale. En ce sens, le film renouvelle totalement le genre. On est loin des histoires remplies d'hémoglobine, des méchants chaotiques qui poursuivent de façon gratuite leurs victimes. Au contraire, nous voilà plongés dans le monde tout aussi ordinaire que terrifiant de l'aristocratie américaine, face à eux, la pauvreté noire qui continue de se faire abuser. On ressent bien que les moyens n'ont pas été exorbitants pour ce film. Mais le réalisateur n'a rien oublié : les grincements du violon, les regards inquiétants, la barbarie sanguinaire, et un décor tout aussi champêtre qu'il est glaçant. "Get Out" est une petite réussite à lui tout seul. En espérant simplement que les productions ne nous assailliront pas de suites inutiles.
  • Stefan R
    Get Out est un thriller psychologique/fantastique/horrifique et surtout atypique !!!! En effet, l'histoire est complètement irréelle mais qui traite d'un sujet réel (le racisme) !! De plus, ce film est très bien réalisé, joué par des acteurs de qualité, prenant et angoissant du début jusqu'à la fin !!!!
  • garnierix
    « Get out », film d’horreur de bon cru puisque basé sur du réel, et même de l’ordinaire. Grâce à la mise en scène et à des acteurs impeccables, aussi bien le méchant que le gentil, on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre pendant très longtemps. Ça va jusqu’à la nausée et l’on a envie de prendre un antinauséeux. Puis un indice arrive, trop vite et trop évident, qui casse un peu le thriller, dommage –mais un élément de suspense et de mystère sera maintenu jusqu’à la fin, qui finalement est pire qu’imaginée, donc ça va. L’intensité de l’horreur a des ingrédients forts de Saw, Massacre à la tronçonneuse, Rosemary’s Baby, mais il n’y a ni tronçonneuse ni diable ni torture. Du réel et de l’ordinaire. Si l’on doit subir une hypnose prochainement, mieux vaut ne pas aller voir le film avant, ni après.
  • Rodolphe V
    Get Out n'est pas un film d'horreur contrairement à ce que l'on pourrait croire. En revanche c'est un très bon Thriller avec une ambiance très glauque. Je n'est peut être pas adoré le film mais je l'ai vraiment apprécié ! Il faut dire que l'intrigue est prenante, que les personnages sont sympathique et que l'on a droit à des scènes vraiment bien foutu. C'est avec peu de budget, juste avec un scénario béton que cette œuvre arrive à être réussi. En revanche je dirais que la fin laisse un goût d'inachevé, elle est brutale. Il aurait peut être fallu une ou deux scènes de plus, histoire de conclure. En tout cas il y a des personnages complètement fou et des fils scénariste sympathique. Je conseille donc pour tout les fans de Thriller.
  • Ufuk K
    " Get Out" gros succès commercial aux États Unis, encensé par la critique révolutionne le genre de l'horreur. En effet à travers ce film le réalisateur critique explicitement le racisme des blancs envers les noirs avec un humour particulier et un suspense qui monte crescendo avec un final haletant . Une réussite.
  • traversay1
    Précédé d'une réputation extrêmement flatteuse, Get out a pour premier mérite de ne pas décevoir. A condition, c'est préférable, d'en savoir le moins possible avant d'entrer en salle. C'est un film sur l'idée que lorsqu'on a peur que le pire soit susceptible d'arriver, eh bien, il est probable que l'on ne s'est pas trompé. C'est évidemment un ressort habituel des films d'horreur et Get ou insiste un peu trop sur la paranoïa du héros sans que cela nuise outre mesure à sa mécanique. Le film est malin, très futé, sorte de mix invraisemblable entre Devine qui vient dîner ..., pour le thème de départ, et Frankenstein (sic) pour son développement ultérieur. On y verra bien entendu Un état des lieux de la condition sociale noire dans l'Amérique post-Obama à la façon du film de Stanley Kramer il y atout juste 50 ans. A la sauce horrifique, du côté de Jordan Peele, ce qui change quelque peu la donne, mais pas tant que cela en définitive. Ceci dit, prendre Get out pour un brulot racial serait un tantinet excessif. Attention, divertissement, clignote le film à de nombreuses reprises, avec son humour sous-jacent et son explosion de violence cathartique tardive. Il y a beaucoup d'ingrédients à l'intérieur du film, qui ne se contredisent pas et permettent une multitude de lectures plus ou moins pertinentes y compris celle d'une farce métaphorique . Cet aspect madré et roublard de son écriture pourrait avoir pour effet de laisser penser que le film cherche à séduire sans prendre de risques outre mesure. Ce n'est pas faux et c'est sa limite mais cela n'exclut pas d'y prendre un plaisir plus ou moins coupable.
  • Rémy S
    Comme on l’a souvent entendu, « Get Out » nous apparaît vraiment comme un lointain remake de la comédie « Devine qui vient dîner ce soir ? », cependant déguisé en thriller horrifique décérébré. On salue l’excellence de la mise une bouche précédant le générique qui s’avère aussi percutante et signifiante que pouvaient l’être celle des « Scream » à la grande époque du renouveau des slashers, à la fin des années 90. Il est vrai qu’ensuite le réalisateur Jordan Peele prend un peu plus son temps. Que l’on pourra trouver le début bavard. Il installe peut-être trop tranquillement ses personnages et son intrigue, ce qui est psychologiquement et sociologiquement intéressant mais source de quelques redites et longueurs dans la première partie. Le cinéaste dont c’est le premier film soigne tout particulièrement ses plans et sait instaurer une ambiance pesante voire malsaine où l’on sent que quelque chose cloche. Une atmosphère tirée au cordeau qui installe un effroi constant. Il n’a pas son pareil pour nous faire ressentir le malaise ambiant avant un final grand-guignolesque et gore comme il faut. Mais tout cela serait juste formellement intéressant et gage de frissons bon marché et réussis si « Get Out » n’avait pas en plus la singularité de son sous-texte. En l’occurrence une critique acerbe d’une certaine bourgeoisie américaine de gauche, pas si évoluée et avant-gardiste qu’elle en a l’air. Et cela fait écho à certains retours de racisme propre à notre époque, voire au passé esclavagiste des Etats-Unis.Cela faisait longtemps qu’un film d’épouvante ou une série B ne s’était pas targuée d’un propos sociologique voire politique intéressant. Cela sonne comme un retour aux productions horrifiques des années 80 avec plusieurs niveaux de lecture et un fond protestataire en arrière-plan. Même si on aurait apprécié qu’il aille encore plus loin dans le propos sur le racisme comme sur la violence sèche, on apprécie vraiment le menu original offert par le long-métrage de Jordan Peele. Des frissons et de la terreur intelligente en quelques sorte. Les quelques touches comiques, à travers de nombreux traits d’humour dans les dialogues, sont également bienvenues et enfoncent le clou d’un racisme ambiant maquillé et hypocrite. Un humour très noir dans tous les sens du terme qui donnent une tonalité encore plus particulière à ce petit film qui a créé la surprise par son immense succès mérité cet hiver outre-Atlantique.
  • Le cinéphile
    Get Out mélange les genres. D'abord dans une ambiance paranoïaque, reposant sur les prestations calmes et les faux semblants, le film lorgne ensuite à la lisière du spiritualisme, pour se conclure dans la violence vengeresse. Porté par un talentueux comédien, Get Out se joue des clichés, repose son histoire entière sur les aprioris, et sur la catégorisation sociale.https://m.facebook.com/la7emecritique/
  • cylon86
    Véritable phénomène aux États-Unis, "Get Out" a rencontré un succès monstre pour un budget modeste de 4,5 millions de dollars. Et pour cause, il a su capter mieux que jamais l'Amérique actuelle, abordant la thématique du racisme sous un angle radical et surprenant. Réalisé par Jordan Peele, plutôt habitué aux comédies, le film raconte l'histoire de Chris, un noir qui s'en va passer un week-end avec sa petite amie blanche pour que celle-ci lui présente sa famille, des WASP tellement ouverts d'esprit (le père aurait voté Obama une 3ème fois si ça avait été possible) que ça en devient un peu angoissant. Et puis au fur et à mesure, ce qui apparaissait comme de simples maladresses finissent par révéler quelque chose d'inimaginable... (même si avec un peu d'astuce, le twist final se devine assez facilement). Une chose est sûre, "Get Out" est un film qui fait du bien, le genre à venir triturer un malaise racial avec suffisamment d'humour et d'intelligence pour ne pas apparaître prétentieux. Au contraire, il se montre assez réjouissant jusque dans son dénouement avec ses propositions scénaristiques improbables mais révélatrices d'un malaise de société. En cela, il est à rapprocher des essais effectués avec la trilogie "American Nightmare" qui en disait long sur l'Amérique malgré ses gros défauts. Parfois maladroit dans ses ficelles mais plutôt habilement réalisé, le film est surprenant, un brin longuet dans sa construction du malaise mais néanmoins diablement efficace, sachant avoir un peu de recul sur son sujet. "Get Out" est donc une œuvre implacable qui ne peut laisser de marbre et qui est porté par un sacré casting : Daniel Kaluuya (aperçu dans "Sicario") et Allison Williams portent la majorité du film mais reconnaissons que les partitions de Catherine Keener et du trop rare Bradley Whitford viennent ajouter du piment à l'ensemble, sacrément gonflé.
  • Vinz1
    « Get out » met beaucoup trop de temps à démarrer et même s’il mélange ironie, humour noir (sans jeu de mots) et critique de la société américaine avec ses racistes, ses élites et ses bourgeois, le canevas est plutôt commun voire prévisible. Heureusement, la dernière demi-heure ressemble un peu plus à un thriller mais le film ne surprendra aucun amateur du genre et n’arrivera jamais à la hauteur d’un « The visit » duquel on pourrait le rapprocher car lui aussi racontait un fait divers ayant a priori lieu dans un cadre familial banal mais qui allait avoir un déroulement singulier. Mais le métrage de Night Shyamalan savait distiller plus de moments effrayants et faisait sans cesse monter la tension contrairement au premier film de Jordan Peele. Un peu déçu donc.