Charlie's Angels (2019) VOSTFR

Charlie's Angels (2019) Streaming VOSTFR
Charlie's Angels (2019)Notes4.8
1h 58min | Action, Comédie | 14 novembre 2019
De : Elizabeth Banks
Avec : Kristen Stewart, Naomi Scott, Ella Balinska, Elizabeth Banks, Djimon Hounsou
Critiques spectateurs (5)
  • L'ours à lunettes

    L'action est au rendez-vous, même si on fait bien mieux actuellement. J'ai été plutôt agréablement surpris par Kristen Stewart, ça change de la voir dans ce rôle. Le tout est agréable à regarder, c'est fluide, propre, moderne. Mais au niveau scénario c'est vide, j'ai eu l'impression de regarder un clip de deux heures ou un épisode de "Totally Spies", dans tout les cas une belle propagande féministe. Et à tout ceux qui diront qu'on ne peux pas qualifier ce film de féministe juste parce que les personnages principaux sont des femmes, c'est faux. De nombreux films ont des femmes comme personnages principaux (certes pas assez) et ne sont pas féministe pour autant, à commencer par les anciens "charlie's angels". Non, la c'est clairement féministe, TOUT les hommes sont méchants et TOUTES les femmes sont gentilles, il n'y a aucune nuance. Non pas que j'ai un problème avec çà, mais ça en devient de plus en plus ridicule de voir ça dans les films. 3/5

  • defleppard

    Le meilleur des Charlie's Angels à ce jour....... 3 étoiles et demie.....!!!!!!

  • ScaarAlexanderTrox

    Alors, merci pour cette réponse mesurée, ça change de l'habitude. Je vais m'y prendre par points parce que c'est plus rapide, étant donné que le sujet est déjà complexe.
    - Qu'est-ce qui m'a motivé ? Simple : Kristen Stewart. ^^ Je n'ai aucune honte à avouer que j'adore cette actrice cruellement sous-cotée - et j'avais fait partie des premiers à être saoulés par la vague Twilight, je parle de la Stewart post-Welcome to the Rileys. Je savais que ce film allait être mauvais, évidemment, mais elle m'avait l'air top dedans, et bon, peut-être le film allait-il se défendre côté action ('pas le cas)... ET... je ne pensais pas que le propos féministe allait être AUSSI improbablement lourdingue.
    - Les Fast & Furious sont-ils l'équivalent masculins de films comme Charlie's Angels ? Tu soulèves une excellente question. Clairement, nous ne partageons pas la même sensibilité car je n'y vois pas de "machisme dégueulasse", mais on peut au moins s'arrêter sur les faits. Ces films sont machos, soit, mais sont-ils misogynes ? Contiennent-ils des éléments explicitement misogynes ? Parce que le courant féministe qu'incarne des films comme ce Charlie's Angels (pas celui de 2000, déjà en mode girl power, simplement pas complètement fanatique/militant) est, sous bien des aspects, misandre, l'air de rien (comme le Ghostbusters de 2016). On pourra me trouver bien fragile de faire un plat de quelque chose d'aussi dérisoire (la fameuse "fragilité masculine"), mais perso, j'aime bien l'idée de traitement équitable, tant qu'à vivre dans une société obsédée où l'on nous saoule H24 avec l'"égalité"... or je doute que l'inverse, un film rempli de mecs où aucune nana n'est rattrapable, serait accepté. Et même produit, de nos jours.
    - Cela va-t-il changer ma vie ? Alors, ce raisonnement, que je trouve dans la droite lignée du "en quoi te gêne-t-il ?" de l'idéologie libérale, soulève toujours des questions intéressantes, là aussi, même si j'ai du mal à le supporter (la faute au temps). En quoi cela va-t-il changer ma vie ? Le sujet n'est effectivement pas simple, mais je peux résumer la chose assez simplement : en ce qu'il fait partie d'un courant idéologique, progressiste, qui tente d'opérer des transformations de fond dans les sociétés occidentales, dont la mienne (et pas seulement, puisque sa vocation universaliste est de transformer le monde entier en paradis capitaliste d'individus-consommateurs... okay, désolé, je suis parti un peu loin là). Voilà. La version moins courte : #metoo, l'intersectionnalité, l'idéologie inclusive, dans les faits, ça n'a rien d'une quête d'égalité et de justice, et tout d'une lutte de pouvoir dans une logique tribale qui range tout le monde dans des petites cases (les fameuses "identity politics"). Ses féministes (je parle de celles-là, il y a plein de féministes honorables, surtout dans le courant essentialiste) veulent leur revanche sur les hommes plutôt que la coexistence harmonieuse - même remarque aux sujets de idéologues postcoloniaux, tout dans leur monde ne fonctionne qu'à travers le prisme oppresseur/opprimés. Ne peut découler de cet esprit que la fameuse "guerre de tous contre tous" de Hobbes car il faut impérativement voir ce mouvement libéral-libertaire (de gauche, mais aussi représenté à droite) comme la vaseline de la mondialisation marchande, qui compte sur l'atomisation de la société, l'anéantissement de ses solidarités traditionnelles, de tout type d'ordre sauf bien sûr celui dicté par la hiérarchie sociale, pour asseoir son hégémonie. Les chances que cette partie t'aient paru imbitable sont grandes, mais elle aura au moins exprimé tout mon sérieux (et bon, si quelques mots-clés ont pu susciter ta curiosité, tant mieux). :D En tant que tel, Charlie's Angels est un produit médiocre conçu par quelqu'un de médiocre et qui ne s'en est même pas sorti au box-office (signe positif, la plèbe ne tombe pas naturellement, systématiquement dans ces panneaux, cf. l'échec de la plupart des reboots/remakes à 100% féminins... j'aurais aimé que Captain Marvel se plante royalement à côté du succès d'un Wonder Woman, mais bon). Mais en tant que partie d'un tout, ça ne peut que représenter, pour moi, quelque chose de nocif.
    - Pour finir : justement, ce genre de machins n'aidera jamais les gamines, ni les jeunes femmes, ni les femmes à se sentir mieux : tout ce que ce féminisme-là a comme effet sur la gent féminine (enfin, son pourcentage influençable), c'est de court-circuiter complètement son rapport à la gent masculine avec une obsession du rapport de force dont personne ne sortira gagnant, ni les femmes, ni les hommes...

  • ScaarAlexanderTrox

    Non mais le problème, c'est que "féminisme" est un concept très vague, et que celui qui caractérisait la série Drôle de dames des années 70 et celui qui caractérise ce Charlie's Angels sont trèèèèès différents, limite opposés - on pouvait faire le même commentaire en opposant les deux premiers Terminator, "simples" histoires de femmes fortes et indépendantes comme toutes les héroïnes de Cameron (c'est pourquoi j'hésite même à qualifier ses films de féministes... gynophile conviendrait mieux ^^), au récent Terminator Dark Fate bouffi de messages "progressistes". Naturellement, il faut faire un peu gaffe : si vous êtes complètement dans le système, vous n'y verrez que du feu, c'est le principe de toute propagande réussie.

    Mais le film d'Elizabeth Banks, c'est un festival de féminisme 4.0 intersectionnel plus ou moins consciemment misandre, de l'intro qui associe femmes et réfugiés (dafuq) au "climax" qui met littéralement toute la gent masculine à terre, en passant par le générique tout droit sorti d'un spot de l'UNICEF, la "toxicité masculine" avec les figures du patron harceleur et du chef de la sécurité qui déshabille du regard (paie tes micro-agressions !), le fait que Bosley fille ne pouvait ÉVIDEMMENT pas être une méchante (du coup, je voyais venir ce "twist" à cent km), et le fait que Banks ne supportait MÊME PAS un Charlie mâle, parce que ça aurait impliqué des femmes sous les ordres d'un homme, donc patriarcat, dont enfer sur Terre... et sans oublier, la BO uniquement composée de chanteuses (j'avais du mal à y croire). Vous ne voyez aucune différence entre un empilage pareil et Alien ?

    Avant, on n'avait pas l'impression de se faire gaver de messages politiques toutes les cinq minutes face à un blockbuster hollywoodien. C'est justement pour ça que comme par hasard, cette horde de vils misogynes qu'est le public masculin n'avait aucun problème avec toutes les héroïnes d'action que le cinéma avait en rayon. Aujourd'hui, l'"agenda" pique les yeux.

  • Ardath Bey

    Nan mais c'est pas le problème, des films ayant pour personnage principal des femmes il y en a eu des milliers. Et il y en aura d'autres et c'est très bien ainsi. Que ce film soit bon ou pas on s'en fout, toi comme moi on ne l'a pas vu et on ne le verra sûrement pas. Mais ce que dit Clémence est vrai "dès qu'il y a des femmes en rôle principal, c'est la fin du monde..." alors que le film en question est charlie's angels (on remarquera d'ailleurs au passage que le titre original met à la tête le boss et pas les femmes, contrairement aux "drôles de dames" à la française) et que Steven trouve à dire "Un remake à la sauce féministe", il attendait quoi ? Que les drôles de dames soit traînées en laisse et battues par leur boss ? Quand on n'a rien de plus malin que ça à dire on s'abstient et c'est tout.