BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan (2018) VOSTFR

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan (2018) Streaming VOSTFR
BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan (2018)Notes7.5
2h 15min | Biopic, Policier | 30 juillet 2018
De : Spike Lee
Avec : John David Washington, Adam Driver, Topher Grace, Laura Harrier, Ryan Eggold
Critiques spectateurs (5)
  • Pat N.

    Donc un suprématiste qui fonce dans une foule avec sa voiture et tue une
    jeune femme parce qu'ils ne sont pas d'accord avec lui, à savoir que
    ceux qui ont la peau blanche sont supérieur aux autres, tout va bien
    pour toi. Que des français aujourd'hui ont un livre de soral sur leur table
    de chevet comme une bible, tout va bien pour toi. Par contre que les
    opprimés applaudissent des héros de fiction qui leur redonnent une place
    à égalité ou une autre image que du loser voyou drogué, là ça
    t'inquiète ! Avec ce genre de mentalité des films comme blackkklansman
    sont toujours malheureusement nécessaire.

  • nikos182

    Par contre je percois de plus en plus une fracture dans la société Française rien qu'au niveau des comportements que l''on peut observer dans les salles de cinema (vu qu'on est sur un site de cinema parlons en), des exemples comme les comportements de certains jeunes (pour ne pas dire plus) qui acclame (voir les videos sur le net, c'est l'apocalypse dans les salles) la victoire d'un noir sur un blanc dans CREED 2 comme si ils étaient a la guerre… des trucs comme ca me rendent pessimiste sur comment certains… Comprennent les films. Dernier exemple en date pour moi, des personnes qui ont applaudis en plein milieu de la seance le discours des Black panthers dans Blackkklansman… Ca fait peur !!!

  • CreedTime

    On pourra reprocher à Spike Lee de transmettre un message édulcoré voire presque insipide. En tout cas, un film bien loin des pamphlets critiques de ces débuts de carrière. Dire cela, ce serait ne pas voir plus loin que le bout de son nez et occulter l'intelligence profonde de ce film en terme de transmission et surtout de portée de son message. Car "Blackkklansman" c'est aussi un film qui ce veut universel et qui de ce fait cherche a toucher le plus grand nombre, là où des films plus virulent, (ou en tout cas moins faciles d'accès dirons-nous) comme "Malcolm X", "Bamboozled", "Get On The Bus" ou "Do The Right Thing" s'adresse à des publics un peu plus matures. Le message de fond est ainsi clair et lisible pour tout le monde, et à même de trouver bien plus d'écho au sein d'un public plus "formaté" à ce genre de films "groovy/cool". C'est un parti pris certes qui ne plaira pas à tout le monde. ///SPOILER/// Et le tour de force du film , c'est la remise en perspective avec les événements récents de Charlottesville à la toute fin du film. Et surtout l'interview glaçante du vrai David Duke et de Trump qui font référence à ce moment du film où un policier parle du jour où une personne raciste deviendra président des Etats-Unis... Cette dernière séquence remet les pendules à l'heure. Et nous montre bien que la réalité rejoint la fiction, et même que la fiction n'est parfois pas loin de la vérité finalement. Et puis pour finir, on pense dans nos petits canapés européens qu'il est facile de pointer du doigt l'administration de Trump, mais c'est une autre paire de manche de le faire quand on est une figure médiatique comme Spike Lee vivant aux Etats-Unis.

  • Henri M

    satire assez culottée, Blackkklansman traite d’un sujet brûlant aux États-Unis par les détours d’un récit empruntant aux codes de la blaxploitation. La légèreté est assumée et c’est elle qui permet les séquences les plus réussies du film : par les portraits satiriques des membres du Klan (joli rôle de Topher Grace), la nonchalance culottée du flic en infiltration (John David Washington, doté d’un capital sympathie immédiat) et un sens du détail qui fait souvent mouche. C’est dans sa façon d’aborder le langage que le film est le plus percutant (le voir en VO est une nécessité absolue) : les exercices de diction pour paraître blanc, l’accent sudiste ou afro-américain sont le terrain de vannes bien senties et l’occasion d’une réflexion culturelle assez fine.
    Spike Lee est résolument classique dans sa mise en scène, et s’il est pertinent dans le détail de certains échanges ou portraits, la structure générale de son récit est beaucoup plus convenue
    C'est peutêtre parfois un peu didactique aussi.
    Au spectateur de se montrer tolérant face à ce didactisme peut-être inévitable : il n’empêche pas d’apprécier le talent comique de ses comédiens, et la gravité des enjeux pour une Amérique qui semble toujours aussi crispée sur la question raciale.

  • Yves G.
    Ron Stallworth (John David Washington, fils de Denzel) vient d'être recruté par la police de Colorado Springs. Il s'ennuie dans un emploi de bureau et rêve d'être affecté sur le terrain. Avec l'aide d'un collègue blanc (Adam Driver), qui prendra sa place lors des réunions du Klan, il infiltre l'organisation extrémiste. C'est l'histoire incroyable mais vraie d'un policier noir qui, au début des années soixante-dix infiltra le Ku Klux Klan. L'histoire est d'ailleurs si incroyable qu'on a du mal à y croire : pourquoi avoir confié cette mission à deux agents, avec le risque que les propos qu'ils tiennent au téléphone et sur le terrain ne divergent, plutôt qu'à un seul ? Mais on surmonte vite ses réticences pour se laisser entraîner dans ce polar bon enfant qui rappelle "Starsky et Hutch" et les comédies satiriques des frères Coen. "BlacKkKlansman" n'en est pas pour autant un "gentil" film, une "tarantinerie" façon "Jackie Brown" dont la seule qualité se résumerait à la reconstitution irréprochable des années soixante-dix, ses coupes afros, ses pantalons à pattes d'eph... C'est avant tout un film de Spike Lee, un cinéaste engagé, un "angry black man" qui n'a rien perdu de sa rage. Le réalisateur de "Nola Darling n'en fait qu'à sa tête", "Do the right thing" et "Malcom X", raconte toujours la même histoire : celle des Noirs américains qui cherchent désespérément leur place dans une société raciste. Le refrain est connu. Il pourrait lasser. L'ambition de "BlacKkKlansman" est immense. Il s'agit de faire le procès de l'Amérique Wasp, depuis "The Birth of a Nation", le premier blockbuster de l'histoire du cinéma, jusqu'à Donald Trump et aux événements de Charlottesville de l'été dernier. Spike Lee instruit ce procès à la truelle. C'est sa marque de fabrique. On peut lui reprocher son manichéisme. On ne peut en revanche lui contester son efficacité.