Alien: Covenant (2017) VF

Alien: Covenant (2017) Streaming VF
Alien: Covenant (2017)Notes6.4
2h 02min | Action, Epouvante-horreur, Science fiction | 09 mai 2017
De : Ridley Scott
Avec : Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride, Demian Bichir
Critiques spectateurs (24)
  • Harry Seldon

    putain mais c'est un tchat ici bordel, vous polluez les commentaires. Merci de revenir au sujet qui est Alien : Covenant.

    Je voulais jeter un œil aux commentaires sur le film et je tombe sur des attardés qui racontent leurs vies.

  • Peter & Steven

    Je pensais débarqué sur la page du film Alien Covenant sur Allociné mais en fait je suis tombé sur une page où des mômes l'ont transformé en réseau social ciné...
    Vous avez besoin d'un forum ailleurs qui vous soit spécialement dédié.
    Enfin bref, parenthèse fermée !

    C'est confirmé : la suite prévue de "Alien : Covenant", "Alien : Awakening", est retirée de la liste des films prévus en production.
    Le tournage, qui devait commencer entre fin décembre et début janvier 2018, n'aura finalement pas lieu.
    Les bénéfices générés par Alien : Covenant n'ayant pas été à la hauteur de ce qu'espérait le studio, le troisième opus a été finalement annulé.

    Aux dernières nouvelles et contre toute attente, il semblerait que Disney veuille remplacer ce troisième chapitre par un reboot de la saga "Alien".

    VOUS AVEZ BIEN ENTENDU : UN REBOOT !

    Ce nouveau film répondrait aux questions laissées en suspens dans "Prometheus" et "Alien : Covenant" et mettrait en vedette une histoire qui non seulement connecterait ces films à la saga "Alien", mais raconterait également un peu l'histoire du premier film, mais avec un casting différent et quelques légères modifications à l'histoire...

  • Richard S.

    Mon top :
    en tant que film :
    Alien : 5/5 : magistral
    Aliens : 4/5 : bonne musique et excellente réa
    Prometheus : 4/5 : de très beaux plans
    Alien 3 : 3,5/5 : pb de CGI
    Alien : Covenant : 3/5 : personnages creux
    Alien, resurrection : 2,5/5
    En tant que film Alien :
    Alien : 5/5 (forcément)
    Alien : Covenant : 5/5 : correspond bien à l'univers de Dan O'Bannon et H. R. Giger
    Alien 3 : 4,5/5 : une bonne ambiance comme dans le 1 et puis de la nouveauté concernant le Xénomorph
    Prometheus : 4/5 : pareil que pour Covenant
    Alien, resurrection : 3,5/5 : de très bonnes idées et un univers se rapprochant de celui d'origine
    Aliens : 2/5 : le moins "Alien" de tous : personnages caricaturaux, mauvais effets (les Xénomorph bougent bizarrement), incohérences ( 1 seule survivante et en plus elle a 10 ans !, portes de la navette ouvertes pour laisser un Xéno entrer, comment la reine est-elle entrée dans le Sulaco ?, le film démarre trop lentement et Ripley accepte bien vite la mission...).

  • luxy68

    bof, déçu par cet ALIEN: COVENANT, j'aurais préféré la vraie suite à Alien 4 avec Sigourney Weaver

  • sparowtony

    Tant qu'on ne nous dévoile pas des choses capitales qui devraient être dans le film (comme le sort de Shaw et David pour "Alien: Covenant" qui est seulement relégué à un prologue), je trouve le principe très cool. C'est créatif, plutôt divertissant et ça ne spoile pas le film.

  • toko_29

    Comment avez-vous trouvé Alien: Covenant ?

  • sparowtony

    Je l'imagine bien avec son onglet "Alien: Covenant" toujours ouvert à guetter les commentaires.

  • Alex Jaeger

    Alien: Covenant at SDCC & Preview of Phobos – An “Alien: Covenant” Story

  • MediaShowbyDK
    « Alien : Covenant » est une grosse déception, et je regrette fortement mes propos négatifs à l’égard de « Prometheus ». La nouvelle réalisation de Ridley Scott est finalement un brouillon scénaristique… La recette Alien s’épuise… pour nous offrir une histoire truffée d’incohérences, avec un cruel manque de profondeur et de subtilité dans les dialogues, et bien évidemment trop prévisible. Seule la direction artistique et Michael Fassbender sauvent la mise ! Retrouvez la critique entière sur mediashowbydk.com !
  • Thibault F.
    Alien : Covenant ou Prometheus II ? La question mérite d'être posée. La saga Alien n'a jamais été un immense plaisir dans mon coeur de cinéphile. Scott a conçu le premier opus, oppressant mais pas suffisament aboutit pour maquer mon esprit. En revanche, Aliens: le retour s'avère être un guilty-pleasure sans faille. Je connais Prometheus même si je n'ai pas encore eu le temps d'en faire une critique. Je n'avais guère aimé et quand je vois que ce nouveau "Alien" en découle directement, j'avais une crainte bien présente. Alien: covenant reprend les éléments de l'intrigue de Prometheus afin de tenter là, où ce dernier avait échoué, nous proposer des réponses à une mythologie complexe mais dont le spectateur ne souhait pas vraiment connaître. Or, au lieu de tendre à des réponses, nous sommes encore plus dans l'inconnu. Mais le schéma explicatif n'est guère innovant : l'équipage semble moins idiot que l'équipage du Prometheus même si on recense encore des incohérences et des maladresses scénaristiques. Le déroulement de l'histoire ressemble vaguement à un remake du premier mais avec des éléments mythologiques de Prometheus. Les explications alambiqués, métaphysiques sont omniprésentes tandis que la peur se faire attendre. Ridley Scott vieillit et sa réalisation aussi. C'est tellement dommage de voir un "grand réalisateur" perdre de sa superbe depuis Gladiator. Il me déçoit de plus en plus tant dans la technicité que dans ses choix artistiques ou narratifs. Clairement, Alien : covenant est une belle désillusion - une coquille vide avec un semblant d'explication, certes convaincant, mais qui ne mérite pas d'en faire une exploitation cinématographique. Je pense tout de même qu'on a fait mieux que le Prometheus. Ce n'était pas difficile non plus !
  • Zoumir
    Un retour aux sources visuel qui agit comme une madeleine de Proust dont la date de péremption serait dépassée et qui implique forcément une réactivation de l'attachement que certains pourraient avoir développé pour cette bestiole dont la férocité n'a d'égale que son esthétisme. Un de ces produits marqués de l'avertissement : "A consommer de préférence avant". Pas de risques de maladie ou de contamination. Juste une détérioration du goût ou de la texture. Et si il vous prenait l'envie de tenter votre chance malgré tout, vous vous en contenteriez en acceptant le plaisir diffus procuré et la déception ressentie.Alien : Covenant est un de ces produits consommé trop tard, bien retranché dans un emballage qui n'a lui, rien perdu de sa superbe.Reprenant dans la première bouchée, les saveurs qui avaient fait le succès du premier opus de 79, Ridley Scott arrive malgré tout à ne pas ressembler à un fainéant, l'avantage étant qu'il ne copie pas sur la feuille de son voisin mais qu'il se contente de reprendre sa recette efficace de présentation d'un monde futuriste au sein des parois métalliques d'un vaisseau spatial. Un point de départ nécessaire pour les plus jeunes qui n'auraient pas les mêmes points de repères que nous, trentenaires encore sous le charme de cette créature terrifiante, cet assassin silencieux et corrosif impitoyable.S'en suivent alors des événements qui nous remettent sur les rails de Prometheus dont l'absence de xénomorphes et les bribes d'explications sur l'univers d'Alien nous laissaient encore avec ce mystère si intéressant. Me revient alors une phrase entendue je ne sais où : "*La recherche de la vérité est bien souvent plus passionnante que la vérité elle même*." Et cette vérité, Ridley Scott nous la jette en plein visage étouffant au passage toutes les théories les plus folles et sabordant notre fascination pour cet être cauchemardesque qui avait sa place sur la première marche du podium des monstres du cinéma de notre enfance (juste devant Prédator et Kuato, le mutant siamois logeant dans le ventre de George dans Total Recall). Faut-il parler de la scène de la douche pour se convaincre une bonne fois pour toute que Ridley Scott réussit à désacraliser la créature de Giger ?Passé ce sentiment d'appropriation de mes théories les plus folles et cette réponse bancale sur fond d'existence et de création associée à l'image de "Dieu" (pourtant intéressante), que vaut Alien : Covenant en tant que film ?Et bien pas grand chose en fait. Dépouillé d'un charme propre à chacun des trois premiers volets de la saga, on se résigne à faire face à une vision très "grand spectacle" de cette genèse. N'en reste pas moins deux scènes qui prouvent que le réalisateur bientôt octogénaire n'a pas tout perdu de son sens de la mise en scène. La première étant celle où "tout fout le camp", avec notre équipage dispersé, isolé en petit groupe, tous soumis à leurs propres incompréhensions et leurs propres peurs, sollicités par les autres et pourtant dans l'incapacité de leur porter secours. La seconde, plus explosive arrivera lors d'un décollage en trombe, compliqué par une grue pourtant salvatrice. Et passé ces deux moments à l'intensité immersive, le rythme se perd dans des échanges métaphysiques et des charcutages qui n'apportent rien de nouveau pour finalement nous amener vers un affrontement final déjà vu et une conclusion visible comme la lune à travers un télescope.Alors, bien sûr, je pourrais aussi dire quelques bonnes choses sur cette constance de la saga à créer des héroïnes (qui n'arrivent pour l'instant pas à la cheville du Lieutenant Ripley), sur le double-jeu de Michaël Fassbender, sur cette photographie sombre en niveaux de gris. Je pourrais mais voilà, Alien : Covenant, secondé de toute son ambition, a tué l'imaginaire de l'enfant que j'étais, à la fois terrorisé et fasciné par ce monstre. Un film pas complètement mauvais... Mais bien trop personnel.
  • Stephenballade
    Comment dire ? Je m’attendais à mieux. Quand on connait la grande maîtrise avec laquelle Ridley Scott avait signé "Alien, le huitième passager", je m’attendais à du lourd en partie grâce aux immenses progrès dans la qualité des effets visuels depuis 1979. Ah les effets sont magnifiques, oui : l’esthétique visuelle est superbe. Il n’y a rien à dire là-dessus. Les vaisseaux, les scènes sanguinolentes… Même les créatures en profitent puisqu’on les voit davantage évoluer, alors que dans l’entame de la saga, non seulement les déplacements avaient été limités à l’écran, mais en plus on ne voyait la bête qu’assez peu en définitive. Mais ce qui interpelle, c’est la scène d’ouverture. Elle est… comment dire ? Trop bizarre. Dans tous les cas, je ne sais pas vous, mais je ne m’attendais pas à ça. La surprise est là d'entrée de jeu, mais a tendance à laisser circonspect, en attendant de voir où elle nous amène. Ensuite, sur une grande partie du film, on a plus l’impression de vivre un remake de "Alien, le huitième passager" plus qu’autre chose. Ou une relecture, parce qu’il y a quelques petites choses qui diffèrent quand même. Je commençais à ruminer le fait que j’aurai pu économiser une place de cinéma, c’est vous dire ! Et ce malgré quelques scènes très prenantes. En réalité, le cinéaste prend son temps pour installer une nouvelle aventure intersidérale : nouveau vaisseau, nouveaux personnages, et des créatures qui ont évolué, ce qui explique que certains spectateurs déplorent le fait que la créature originelle puisse être légèrement différente, voire complètement différente, au mode de propagation quelque peu différent également. Mais toutes ces mutations sont dûment expliquées, ce qui fait que… le spectateur n’a pas le droit de somnoler. En même temps, ça fait un peu cher la sieste... A partir du moment où la nouvelle aventure se différencie des autres aventures avec des raccords avoués avec "Alien" 1er du nom et "Prometheus", un regain d’intérêt se fait sentir. Seulement, "Alien : Covenant" s’avère relativement convenu (en tout cas la fin ne m’a pas surpris), et on peut même supposer que la porte est donnée à une éventuelle nouvelle suite, puisqu’un androïde est resté sur cette lointaine planète. Est-il vraiment hors-circuit ? On n’en sait rien : ce n’est pas montré à l’image. Et je ne parlerai pas de la fin, car ce serait spoiler, mais elle ouvre la porte en grand sur de nouveaux épisodes. En tout cas, au final, cet "Alien : Covenant" s’avère dispensable. Qu’apporte-t-il de plus à la franchise ? Pas grand-chose[Spoiler - , si ce n’est de remettre sur le tapis les manipulations génétiques maintes fois évoquées par le septième art sur d’autres sujets - Spoiler]. Le casting est… comment dire ? (décidément…) Potable. Seul Michael Fassbender tire son épingle du jeu en héritant du rôle le plus difficile à jouer : absence d’expression sur le visage (sans toujours y parvenir), et démarche mécanique. Quant au reste de la distribution, il est inexistant. Sans doute parce qu’il est destiné à servir de pâtée pour chien aux affreuses créatures. D’ailleurs très rapidement les morts se succèdent. Danny McBride parvient à dégager quelque chose, en prêtant à son rôle une force de caractère qui fait de lui un personnage incontournable, tant et si bien qu’on se prendrait presque à regretter de ne pas le voir davantage aux côtés de Daniels (Katherine Waterston). D’ailleurs pour en revenir à la prévisibilité, on comprend tout de suite qu’elle va être l’héroïne de l’histoire puisque c’est la première humaine du vaisseau qui est nommément présentée au spectateur au moment où l'équipage se réveille. Ensuite Ridley Scott n’a pas réitéré le style de son premier bébé alienique. Il avait suscité l’angoisse (ou le stress, ou encore la peur du spectateur) du spectateur par la suggestion. Je m’explique : la créature était peu présente à l’écran, permettant de mettre en place une atmosphère tendue. Car quoi qu’on en dise : on a davantage peur de ce qu’on ne voit pas et du danger potentiel de ce que ça représente, rendant chaque déplacement et chaque décision périlleux. Le spectateur vivait donc ce que ressentaient les personnages. Ici non, c’est beaucoup plus montré, c’est plus direct et dès l’apparition des aliens, on sait comment ça va finir. Bref, au lieu de positionner le spectateur sur le ressenti de ce que vivent les personnages, le spectateur reste ici au rang de… simple spectateur. Enfin voilà : pas franchement convaincant tout ça, et c’est relativement déçu que je suis ressorti de la salle. Le pire, c'est que la bande-annonce est presque meilleure que le film lui-même ! "Alien, le huitième passager" reste donc encore et toujours à ce jour LA référence du film de science-fiction à caractère horrifique. N'aurait-on pas mieux fait d'en rester là ?
  • Ti Nou
    Aucun doute que ceux ayant détesté "Prometheus" détesteront aussi cet épisode car Ridley Scott n’a aucune intention de renier la direction qu’il a donné à la saga : abandonner l’horreur pure et linéaire et la faire entrer réellement dans la science-fiction via des thématiques caractéristiques du genre (l’origine et le devenir de l’humanité, la création...). Donc ce "Alien : Covenant" est, sauf l’espace de quelques séquences mémorables, assez peu effrayant ; mais comme les meilleurs films du genre, il est troublant, il interroge et laisse à penser longtemps après le visionnage.
  • Sebastien B
    Alien : Covenant réussi l'exploit d'être pire que Prometheus. Un film incohérent et inutilement complexe, un scénario bavard cousu de fils blancs où la présence de l'Alien n'est qu'un gimmick destiné à justifier le titre à intervalle régulier. Ce dernier opus se plait à piétiner tout ce qui fait du premier film un chef d'oeuvre : le mystère, la claustrophobie, et une identité visuelle somptueuse. Ici, Scott cherche à tout montrer, tout expliquer, et place son action dans un cadre abscons. Raté.
  • ffred
    Autant j’avais aimé Prometheus, autant je suis contrarié de cet Alien : Covenant. Ridley Scott ne s’est pas foulé pour cette suite (l’action se déroule dix ans après). Seul sur Mars n’était déjà pas très réussi. Il faudrait peut être que le metteur en scène britannique se concentre plus sur la qualité que sur la quantité, ou alors c’est l’âge qui commence à se faire sentir (80 ans et un film presque tous les ans). Si techniquement le film est très beau (très belle direction artistique et les aliens sont très réussis), cela manque cruellement d’une mise en scène à la hauteur de la saga. Ne parlons pas du scénario qui est ennuyeux à mourir. Les personnages sont sans aucun intérêt ou pas assez développés (David/Walter). Hormis le toujours impeccable Michael Fassbender dans ce double rôle, aucun des autres n’a le talent ou le charisme requis. On regrette Noomi Rapace (qui n’apparait qu’en photos), Charlize Theron et autre Idriss Elba. La pauvre Katherine Waterston est fade au possible. Bref, on s’ennuie ferme, Covenant ne fait pas vraiment avancé l’intrigue de la série. On est tellement loin de la terreur d’Alien, le film d’origine (déjà sorti il y a 38 ans !). Scott devrait lâcher l’affaire ou laisser les commandes à d’autres mains comme il en avait pris l’habitude à partir de Aliens. Bref, cruelle déception, j’en attendais tellement. Et dire qu’une suite est déjà prévue...Dans l'espace, on ne vous entend toujours pas crier, mais maintenant tout le monde s'en fout...
  • FredArrow
    Un humain pas très dégourdi, un oeuf que personne n'oserait déguster à la coque, un bidule arachnéen prêt à violer tous les orifices buccaux qui l'approchent, des maux de ventre à rendre vert de jalousie tous les vers solitaires de l'univers et, SPLASH, un petit xénomorphe mignon tout plein qui découvre les lumières du monde à travers les entrailles de l'humain pas très dégourdi du début. Le cycle de la vie, c'est beau, hein ?Vous connaissez la suite... Pour la faire vite : généralement, quand c'est bien, il y a Sigourney Weaver qui rôde dans le coin en train de buter ces bestioles pleines d'acide fluo au fin fond de l'espace et, quand c'est mauvais, il y a des Predators et des acteurs qui gênent l'ensemble de la profession en train de faire à peu près pareil mais sur Terre.La dernière fois qu'on a vu un drôle de truc qui louchait sérieusement vers un look xénomorphien tendance automne/hiver, c'était dans ce film bizarroïde qu'était "Prometheus". Après des mois de "oui-non" sur la présence d'aliens, Ridley Scott avait finalement pondu un prequel à la saga originale avec une histoire d'humains partant sur les traces d'Ingénieurs extraterrestres, créateurs la vie sur Terre et blablabla... Esthétiquement léché et doté d'un casting plutôt chouette (Noomi Rapace en tête, parfaite en héroïne relève de Ripley), "Prometheus" se montrait hélas moins convaincant sur le fond : une fois ces grandes idées de trouver les origines de l'humanité à des zilliards de kilomètres de la Terre mises en place, ben, il ne restait qu'une grosse baudruche scénaristique qui, au terme de son ultime souffle d'air, faisait débouler un tout jeune "néomorphe" aussi perplexe que nous de se retrouver embarqué dans cette étrange affaire...Nous voilà donc cinq ans plus tard avec cette suite de "Prometheus" qui a pris en cours de route le nom bien plus attractif de "Alien: Covenant". Eh oui, cette fois, Papy Ridley Scott (qui veut être apparemment enterré dans un cercueil en peau de xénomorphe) nous le promet : il y aura de l'alien partout aux quatre coins de l'écran avec, en bonus, un retour aux sources de l'angoisse du premier opus de la saga. Même si on n'oublie pas les grosses lacunes de "Prometheus" et que cette suite a enterré le beau projet de Neil Blomkamp de nous ramener Sigourney Weaver dans un "Alien 5" , on est plutôt plus que preneur de toutes ces belles intentions. Mais il va falloir être sacrément à la hauteur, hein, Papy Ridley !!Bon, mettons les choses au clair tout de suite, ce ne sera pas le cas.En écrivant un "Alien" dans le titre, Ridley Scott nous a encore roulé dans la farine en livrant un film qui ne joue clairement pas dans la même catégorie que la saga originelle (cela reviendrait à assister à une bataille entre un petit caneton et un dobermann si l'on osait une quelconque comparaison), ce que le réalisateur a sans doute toujours voulu faire, c'est une suite de "Prometheus" et, pour cela, quoi de mieux que de nous la refourguer comme un véritable prequel de la franchise "Alien" pour faire passer la pillule. L'excellente scène d'introduction pose d'ailleurs cet état de fait assez directement : oui, on n'en a pas encore fini avec toutes ces histoires de création originelle (et les blablabla qui vont avec) ! Et la première partie va continuer dans ce sens...L'attractivité de la découverte d'un vaisseau spatial et de ses occupants, ça fonctionne toujours, ok, une scène de réveil chaotique assez brillante ou la première apparition suivie d'une attaque nocturne de nos copains néomorphes, ok , ok, ça fait bien illusion mais on se rend quand même bien compte que tout ça semble rapidement expédié : si l'on excepte deux ou trois têtes connues (Billy Crudup, Danny McBride et un caméo rigolo), les membres du nouvel équipage sont transparents, le personnage de Katherine Waterston (qui n'arrive pas à la cheville d'Ellen Ripley ou au bassin d'Elizabeth Shaw) est irritante, écrite à la truelle et passe son temps à nous infliger son regard tristounet (on a bien envie de construire sa fameuse cabane de rêve et de l'enfermer dedans !).Bref, impossible de s'attacher à tous ces nouveaux arrivants tant ils ne semblent être là que pour servir de simple chair à canon à nos chères bestioles (et ce sera le cas).Mais il y a pire, c'est un enchaînement invraisemblable de grosses ficelles scénaristiques pour amener tout ce petit monde le plus rapidement possible vers ce qui reste des éléments du premier "Prometheus" et qui ne s'embarrasse d'aucune logique en plus. Sans trop en dire, il y avait une chance sur 90 milliards pour que cela se produise et le film enfile les merveilleux hasards pour nous y amener (éruption stellaire, le bon endroit au bon moment, une tempête, etc). Même arrivés sur la fameuse planète, les protagonistes semblent courir se jeter droit dans la gueule du loup sans se poser de questions ou analyser suffisamment l'environnement qui les entoure. Et les dialogues/lapalissades atteignent des sommets pour faire passer tout ça ("Qu'est-ce que c'est ça ?/Il semblerait que cela soit un véhicule." Ben oui, c'est un vaisseau spatial de 2 kilomètres de long planté dans une montagne droit devant vous, les gars, pas une banane géante)...On assiste donc à une version en accéléré du premier opus jusqu'à ce qu'arrive enfin ce qui deviendra l'arc majeur du film et ce pourquoi, à ne pas en douter, Ridley Scott nous a appâté en plaçant des "aliens" partout durant la promotion du film...Cette partie centrale du film ressemble en quelque sorte à un épilogue oublié de "Prometheus" où enfin les thématiques de cette mini-saga reprennent le devant de la scène avec un personnage-clé de cette mythologie. Si l'on excepte une scène hilarante de "Souffle-moi dans ta flûte/Je te dirai qui tu es" (mieux ne vaut pas s'attarder sur la symbolique phallique de celle-ci), il faut avouer qu'il y a bien effectivement quelque chose de fascinant aux agissements et aux buts recherchés par cet être, le film n'est peut-être pas à la hauteur de sa complexité mais on sent un Ridley Scott bien plus appliqué que sur le reste pour, sinon nous la faire comprendre, nous la faire ressentir. En ce sens, cette partie contient la plus belle séquence du film, un flashback destructeur qui en met plein les mirettes.Toujours dans cette optique et comme pour nous récompenser d'avoir suivi cet arc avec attention, le papa du premier "Alien" laissera enfin sortir notre bébête préférée de sa cage cinématographique dans ce qui est sans doute son plus chouette jaillissement de ventre humain qu'on ait vu à l'écran.Voilà, Ridley Scott était tout content, il avait enfin conclu ce qu'il avait voulu nous raconter avec le premier "Prometheus", il allait rendre la clé du studio quand, soudain, quelqu'un a dû lui rappeler qu'il devait vendre ce "Prometheus 2" dans un écrin d'"Alien" sanglant et terrifiant. Ni une, ni deux, le bonhomme a révisé des mauvais films d'horreur des années 80 et a pondu une dernière partie copiée/collée du premier "Alien" mais sous forme de slasher grotesque (avec même une scène de sexe sous la douche qui tourne au bain de sang et un twist final que l'on voit arriver à des années-lumières à la ronde). On préférera poliment oublier ce dernier acte un brin gênant si ce n'est le fait que l'héroïne en passant au premier plan prend enfin une certaine envergure, pas encore à la hauteur de ses deux précédentes consoeurs, certes, mais plutôt prometteur quant aux suites à venir. La conclusion, elle, terriblement prévisible aura au moins la bonne idée de se teinter d'une certaine noirceur bienvenue.On était venu voir un brillant "Alien", on a vu "Prometheus 2" avec quelques extensions xenomorphienne heureusement sanglantes. On se consolera en se disant que c'est toujours meilleur que son prédécesseur et prometteur pour un avenir prochain si cela continue à aller en s'améliorant. Mais le temps où Ridley Scott marquait d'une empreinte indélébile l'histoire de la science-fiction au cinéma en allant jusqu'au bout de ses intentions semble, lui, révolu.
  • Miltiade
    Le film commence au départ plutôt mollement, semblant suivre sans grande imagination les rails déjà bien usés du scénario d’un film « Alien ». Ridley Scott brouille en fait les pistes puisque cette impression trompeuse de remake inavoué d’ « Alien, le huitième passager » sera rapidement démentie une fois que l’équipage aura posé pied sur la planète… et que son massacre va commencer.Ridley Scott ne fait pas dans la demi-mesure : les fameuses éventrations sont vraiment dégoûtantes et ce basculement soudain dans l’horreur et dans l’inconnu, installe un malaise et une tension d’une efficacité folle. La mise en scène joue avec les nerfs des personnages comme avec ceux des spectateurs, cachant la créature dans l’obscurité ou les recoins des décors… La créature va si vite et provoque des explosions de violence si soudaines que l’on reste en permanence sur le qui-vive tout au long du film. Le travail sur le son est à ce titre vraiment extraordinaire, puisque la créature semble se déplacer à travers la salle de cinéma.« Alien : Covenant » surprend encore par l’intensité et la folie de sa grande scène d’action sur une plateforme volante. Jusque dans ses lâchers-prises, le film est donc très maitrisé, et se révèle malin pour expliquer les origines de la créature, le fameux « xénomorphe » combattu par Ellen Ripley tout au long de la saga « Alien ». L’explication est une belle astuce scénaristique qui ne manque pas d’intelligence. Ce qui désarçonne cependant c’est qu’« Alien : Covenant » lève une à une toutes les interrogations ouvertes par « Prometheus »… On est à la fois ravi d’avoir la réponse à nos questions, inquiet du contenu des suites éventuelles (puisque suite il y aura) – que reste-t-il à raconter ?, et déçu de ne plus avoir de mystère sur lequel réfléchir en vain. Car un mystère, c’est quand même ce qu’il y a de plus vertigineux et effrayant… Lorsque le film s’achève sur une fin ouverte qui annonce une suite, on est donc à la fois frustré par cette absence de réelle conclusion… et d’avoir pourtant eu le fin mot de l’histoire à des interrogations vieilles de près de quarante ans…
  • Requiemovies
    Il (voire elle) revient. Le Xénomorphe le plus charismatique (et célèbre) du 7ème art revient à nouveau sous l’égide de Ridley Scott. Pointait dès les premières projections presse une sorte de dénie du projet avec de nombreuses déceptions à la clé, comme on a pu le lire ça et là. Or, si il s’avère loin du premier du nom, cet « Alien : Covenant » s’en tire vraiment très bien et relance un peu la machine après « Prometheus » dont on avait noté l’ambivalence d’un récit confus et trop didactique.(...) On pourra tout de même faire la fine bouche sur quelques séquences idiotes ou en-dessous (la scène de la douche, du « vaisseau-grue »…) ; oui, tout n’est pas exempt de défauts. Mais l’essentiel est là, et surpasse même son prédécesseur, un « Prometheus » bancal qu’on conseille cependant de revoir avant, si possible, pour comprendre la mécanique finalement assez bien huilée que le réalisateur tente et réussi à mettre en place.Ce qui peut déranger c’est peut-être un ton jamais réellement retrouvé par Scott, entre la symbolique et le flirt avec le premier « Alien » et le film de genre, voire de série B, qui mise tout sur l’action, on pense à un cocktail, tout de même équilibré, entre les deux premiers films et le précédent (« Alien », « Aliens » et donc « Prometheus »). Quitte à désarçonner son public de la première heure, qui en attendait sans doute toute autre chose, un film majeure sinon plus, dans la veine d’un Ridley Scott « à l’ancienne ». Mais le metteur en scène à changer, s’est adapté et ne dirige plus ses films de la même manière, il tend vers une certaine modernité qui colle plus à un public qu’à ses envies personnelles, sans pour autant vendre son âme d’auteur. Or, dans ce fonctionnement il ne se perd pas encore et reste toujours un fabuleux réalisateur. En témoigne de nombreuses scènes très fortes, d’une noirceur assumée et nécessaire au traitement de son œuvre. On retrouve toute la palette de mise en scène des derniers films du réalisateur ainsi que les gênes qui composent sa grammaire cinématographique. Il faut pour cela prendre « Prometheus » comme la base d’une mythologie qui pourrait rejoindre un jour celle créée il y a presque 40 ans. Si il faut accepter la philosophie d’un film hybride pour trouver « Alien : Covenant » vraiment intéressant, il ressort malgré tout une réelle qualité et envie à Ridley Scott de donner le meilleur de lui-même avec le savoir-faire qu’on lui connaît, et la sincérité d’un metteur en scène joueur et passionné qu’on peut encore lui imputer.Oscillant entre scènes d’actions, instants horrifiques, mythologie (re)travaillée et désarticulée, « Alien : Covenant » est un cocktail étonnant plus flippant que divertissant. Le casting moins connu qu’à l’accoutumé (dans son ensemble) s’inscrit parfaitement dans l’univers Alien et Michael Fassbender est simplement magnifique dans son interprétation délicieusement sybilline.Malgré ses quelques défauts, plus liés à des scènes précises qu’à l’ensemble, « Alien : Covenant » surprend par le choix délibéré de Ridley Scott de faire plusieurs films en un et ce en trouvant tout de même une certaine cohérence à son projet, malgré l’aspect « film de commande » qui transpire par moments. Reste un film visuellement bluffant, à la mise en scène musclée et chirurgicale, bien moins bancale que le précédent chapitre. L’intelligence de Ridley Scott aura probablement été de ne pas avoir voulu faire un film qui fait peur, mais un actionner tout en noirceur. Défi parfaitement relevé…jusqu’au prochain épisode et ce malgré une fin prévisible.
  • Baptiste P
    R. Scott a pris un très grand risque en cédant aux appels de ses fans qui réclamaient un préquel à Alien : presque trente ans de théories autour du Space Jockey de 1979 et de la créature ; prendre position et apporter une réponse, c'était risquer le mécontentement des fans. Pris entre la volonté de poursuivre ce qu'il a entrepris avec Prometheus et ce que réclamait son public, Alien : Covenant peine à assumer son statut de sequel. Cela se ressent au niveau de la construction du film, avec un Michael Fassbender extrêmement convaincant, et à l'inverse un casting très en retrait, ainsi qu'en ce qui concerne la créature. Oubliez la découverte des dédales du Nostromo, ces plans resserrés et ces espaces clos que Scott affectionnait tant, car ce qui vous attend est un film d'action. Si vous réussissez à passer les trente premières minutes d'exposition extrêmement maladroites, et les nombreuses incohérences, vous ferez face à quelques rares scènes de qualité noyées dans d'interminables scènes d'action très mal amenées. La créature, à mon grand regret, est ici fade et peu convaincante, ayant perdu tout ce que les précédents Aliens avaient su lui donner. En revanche, on ne peut que souligner le travail de Jed Kurzel à la musique, à la fois douce et inquiétante, qui se hisse à celle d'Alien de 1979...
  • Laurent C.
    Il faut se méfier de l'eau qui dort. Le vaisseau Covenant erre dans l'espace avec pour mission de recoloniser une planète, avec à sa tête, un homme-robot aussi obéissant que séduisant. Mais le vaisseau chamboule, et c'est le projet tout entier qui s'égare sur une planète, très semblable à la terre, où les attendent les vilaines bêtes extraterrestres. S'engage alors une lutte de l'équipage pour leur survie. Depuis le premier épisode, chef d'œuvre angoissant dans son genre, le cinéma a fait des progrès techniques incontestables. Les Alien ont perdu de leur macabre intelligence, mais ont gagné en forme, les faisant presque ressembler à des humains à la tête allongée. "Alien : Covenant" souffre, comme la plupart des suites qui s'éternisent au cinéma, d'un sentiment que tout a déjà été raconté. Bien sûr, l'aventure est plaisante, les décors sont superbes, on sursaute de temps en temps, mais cela ne suffit pas à contenter le spectateur. L'impression générale qui se dégage est celle d'un déjà vu. Qu'a fait Ridley Scott de la cruelle ambiance du premier épisode ? Le recours à l'extériorité comme dans "Prometheus" du même auteur n'est pas franchement convaincant, le huis-clos glacial où le monstre est plus supposé que visible, faisant la marque de fabrique de la série. Allez, "Alien : Covenant" n'est pas mauvais certes, mais hélas pas à la hauteur des attentes.
  • Vanessa L
    J’attendais cette sortie avec impatience et j’en attendais beaucoup (comme beaucoup de fans d’ailleurs)… Finalement, c’est une note pointée de déception. En effet, je trouve qu’ils ne se sont pas foulés … Un problème dans un vaisseau, ils sortent de la cryogénisation pour réparer, il y a des pertes, ils entendent un signal et le suivent … Autant dire que niveau originalité zéro pointé ! Le début du film est vraiment très long, tout est lent à se mettre en place et au départ on se demande clairement ce que vient faire le début dans l’histoire. C’est après que l’on comprend. Le casting est assez efficace, surtout Mickael Fassbender qui est excellent ! Le scénario est assez basique sur le début pour finalement s’améliorer vers la fin même si j’ai flairé celle-ci à des kilomètres à la ronde … Pas de surprise pour moi du coup et c’est fort dommage même si c’était assez habile. J’ai trouvé la création des Aliens assez originale et leur apparence est assez surprenant au début pour finalement retrouver la créature que l’on connait sur la deuxième partie du film. L’action est assez lente à arriver et on ne peut pas dire qu’elle soit tellement présente ce qui laisser un sentiment un peu amer. Pas de gros suspens, pas de moments qui puissent réellement effrayé, juste un passage qui fait un peu monter la pression mais elle redescend aussi sec. J’ai trouvé qu’il manquait justement de moment où l’alien pourrait surprendre le spectateur ou alors des passages un peu stressants.En résumé, j’avoue que Alien : Covenant m’a déçu ! Je m’attendais à quelque chose de meilleur surtout vu le nombre d’années d’attente … Déjà ce n’est pas une suite directe d’Alien mais de Prometheus et en plus c’est vraiment trop prévisible et il reprend les notes de déjà-vu pour ne prendre aucun risque … Finalement, la déception est à l’ordre du jour plutôt que les réjouissances … C’est fort dommage pour un film tant attendu ! Je vous encourage quand même à aller le voir, il n’est pas si mauvais et en plus les acteurs jouent bien !
  • De Cinéphiles à Cinéphiles
    Alien, le huitième passager, sortie en septembre 1979, est un monument de la science-frisson. On y a découvert ce qui restera une icône culte, ce xénomorphe implacable aussi beau qu’effrayant. Ridley Scott a ensuite laissé cette saga à d’autres pour des suites plus ou moins réussies sans jamais être ratées, puis Il a récupéré les rênes pour nous faire Prometheus sortie en 2012. Alien : Covenant est sa suite direct, et donc toujours prequel du premier Alien. Si vous n’avez pas vu ou pas aimé Prometheus, inutile de vous jeter sur ce nouvel opus ! En plus d’avoir des scénarios étroitement liés, il en reprend les mêmes codes, on passe de la découverte, de l’émerveillement à l’angoisse et l’effroi. Par contre, si les Aliens vous avaient un poil manqué dans le précédent film, rassurez-vous, ils reviennent en forme ! Le spectacle est vraiment grisant, face à l’immensité des décors, la brutalité des créatures, on est emporté, oppressé, mais sans tomber dans l’excès de gore là où d’autres films tombent dans le piège de la surenchère. L’histoire est en plus très intéressante, on en apprend bien plus sur les origines de ces bestioles ! Il faut de plus souligner ici la performance de Michael Fassbender, qui porte en parti le film sur ces épaules. Le reste de ce nouvel équipage est moins intéressant, et c’est d’autant mieux, aucun regret de voir les Xénomorphes faire joujou avec ! Au final, ce film est loin d’être décevant, on passe un très bon moment dans les confins de l’univers, et on a la chance d’en sortir indemne !
  • Cévenole30
    Très déçue par cet Alien : Covenant tout à fait inintéressant et fort ennuyeux. Un mélange des genres complètement raté, un gloubi boulga indigeste et nauséeux. Excédée, je suis partie aux deux tiers du film.
  • Ninideslaux
    Bien mieux que Prometheus (qu'est ce qu'elle venait y f...., Charlize Theron avec ses combinaisons Courrèges première manière?), Alien: Covenant renoue (un peu) avec le mythe fondateur. Pour notre plus grand bonheur, on retrouve un peu plus de Giger; la planète des Ingénieurs sur laquelle atterrit le vaisseau est vraiment magnifique, et le décor de la ville abandonné est fastueux. D'une certaine façon, Ridley Scott se réapproprie un peu son oeuvre. Mais, on sait bien que l'on ne retrouvera jamais la splendeur du premier opus, ni la fascination qu'il a suscité. Cela dit, non seulement la genèse de l'Alien n'est pas expliquée, mais c'est de plus en plus embrouillaminé.... Le Xenomorphe peut prendre toutes sortes de formes en fonction de celui qu'il Parasite, et nous avons droit à une jolie petite panoplie, avec parfois un peu plus de gore qu'il ne faudrait. Car ce n'est pas du gore que peut naître la peur.... La distribution est complètement phagocytée par Michael Fassbender qui envahit l'écran dans son double rôle d'androïde gentil /androïde méchant....Le gentil c'est Walter, qui veille sur le vaisseau Covenant pendant l'hibernation de l'équipage; le méchant c'est David, qui a survécu à Prométheus et est devenu une sorte de démiurge fou; face à lui, Katherine Waterston, la courageuse-scientifique-qui-survivra est bien falote... Parmi les nombreux gibiers: Billy Crudrup, Danny McBride. Non! ce dernier y echappe et pourra figurer dans l'opus suivant, car le film se termine par un magnifique cliffhanger qui annonce une suite prochaine. Il paraît que Ridley Scott a annoncé encore deux préquelles.... le prochain se situerait entre Prometheus et Covenant, ce qui nous permettrait peut être mieux de comprendre la situation de la planète des Ingénieurs, et l'évolution de David, mais, cher Ridely, ôtez moi d'un doute: quarante ans se sont écoulés depuis les merveilleux Duellists, ne croyez vous pas qu'à votre âge il serait urgent de mettre vite cette suite en chantier? Alors, bien ou pas? Bien, malgré, diront les inconditionnels... Et pour ceux qui découvriraient Alien pour la première fois (ça existe?), quand même, un choc visuel...