120 battements Par Minute (2017) VF

120 battements Par Minute (2017) Streaming VF
120 battements Par Minute (2017)Notes7.4
Titre original : BPM (Beats per Minute)
2h 15min | Drame | 23 août 2017
De : Robin Campillo
Avec : Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel, Antoine Reinartz, Félix Maritaud
Critiques spectateurs (15)
  • TchangKou

    Vous vous prenez la tête sur rien, c'est ouf lol
    Les trois films parlent du sida, mais même s'ils parlaient de sujets très différents, c'est le droit de chacun de comparer ce qu'il souhaite.

    Perso entre Matrix, 120 battements par minutes et Les Visiteurs, j'ai préféré Les Visiteurs ^_^

  • Kao-BB

    "Minorité agissante VS majorité silencieuse" c'est justement le contexte de l'histoire de 120 battements par minute, au début des années 1990.

  • dehard

    Mes envies Césars 2018 pour 120 battements par minute :

    - Meilleur espoir masculin pour Nahuel Perez Biscayart - et mention à Arnaud Valois et Antoine Reinartz, au moins
    - Meilleur scénario original
    - Meilleur film

    Et vous ?

  • C?lia D.

    120 battements par minute est tirée d'une histoire vraie donc c'est impossible que ce soit une adaptation.

  • Furiosa Fury

    Un sacré uppercut !

    A la fin du film on est épuisé tellement c est tendu... et en plus quand le générique de fin arrive il n'y a pas un seul son au niveau de la musique donc du coup ça laisse tous les spectateurs dans la salle un peu perdu avec pour seul son possible les commentaires des spectateurs 😱

    120 battements par minutes ne nous laisse absolument aucun répit, soit on adore soit on déteste.

  • Thomas D.

    120 battements par minute, Les proies, Mother!, Ça (j'émet un doute pour celui là)! Quelle rentrée! Dommage que ça soit justement la rentrée... J'aurais jamais le temps de tout voir...

  • Kurosawa

    Incroyable de dire que le film "sera vite oublié car trop politique et militant". C'est pour cette raison qu'il faut le voir, c'est sur cet axe que "120 battements par minutes" brûle.

  • Kao-BB

    Même question pour ce commentaire qu'à propos de l'intervention d'ener01 plus bas ; pourquoi donc opposer malades du cancer et malades du SIDA si ce n'est pour crier au "lobby gay" ? De plus 120 battements par minute est très loin d'être un film manichéen dans sa présentation des militants d'Act Up Paris, chaque personnage ayant son opinion sur les actions à faire et donnant parfois lieu à des divergences, et montre leur combat pour alerter le gouvernement et la population sur SIDA qui, à l'époque mais même toujours de nos jours malgré de meilleurs traitements, continue de contaminer et tuer des gens.

  • ServalReturns

    Non, 120 battements par minute, c'est une référence au rythme de la house.

  • Kyle V.

    120 battements par minute, c'est un cœur. Un cœur qui bat à un rythme effréné pour ralentir et ralentir, et finir par s'arrêter.

  • alice025
    Ayant fait sensation à Cannes, « 120 battements par minute » est un film qui bouleverse, qui nous instruit davantage et nous sensibilise sur cette grave maladie, trop prise à la légère dans les années 90. On y suit donc un groupe d'activistes engagés dans l'association Act Up-Paris. On découvre leur quotidien : les réunions et débats hebdomadaires du mardi soir, les actions lancées dans les écoles, dans les laboratoires pharmaceutiques, la préparation de la GayPride... Beaucoup de mouvements, de force et de courage pour ces jeunes, dont la plupart ont été diagnostiqués séropositif. En parallèle, il y a également cette belle histoire d'amour entre Sean et Nathan. On sait d'avance comment cela va se finir, alors on savoure chaque moment. Cette histoire est autant larmoyante qu'elle en ait choquante. Comment pouvait-on être aussi indifférent face à ce fléau qui condamne à mort ? Comment se fait-il que les laboratoires prennent autant de temps avant d'annoncer leurs premiers résultats ? Comme dit Sean dans le film, « Ce n'est pas nous qui avons besoins d'eux, c'est eux qui ont besoin de nous ». Y règne un sentiment d'impuissance et d'indignation, mais aussi d'espoir et d'amour. Après une fin grande en émotions, le générique de fin défile sans bande-son, une superbe idée qui nous ramène au silence et à tout ce que nous venons de vivre pendant 2h20. Sublime. cinephile-critique.over-blog.com
  • Stéphane C
    Un très grand film qui met l'accent sur l'éreintant militantisme - fortement identitaire d'Act Up - et le combat acharné contre cette plaie invasive qu'est le sida face à une société indifférente et des pouvoirs publics peu concernés ... sauf peut-être par les enjeux des lobbies pharmaceutiques !Bouillonnant et très brut, ce film - aux 120 BPM - presque documentaire contraste avec le tout aussi excellent "Eastern boys", peut-être un peu moins formel ... une œuvre qui fait prévaloir sur la mort le désir et l'immense soif de vivre ... un électrochoc nécessaire !
  • Rémy S
    Vibrant. Poignant. Emouvant. Eprouvant. Captivant. Tels sont les qualificatifs qui nous viennent à l’esprit après avoir vu ce très beau, mais très dur et très cru « 120 battements par minute ». Un long-métrage qui a obtenu le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes cette année au grand damn des festivaliers qui lui auraient bien attribué la Palme d’or. Une Palme du cœur comme on se plait donc à la dire maitenant à l’instar de « Mummy » quelques années plus tôt. Mais c’eut été également une Palme un peu politique tant le film met en exergue certains points que les générations plus jeunes ont occultés au niveau de l’inanité des pouvoirs publics et des magouilles des laboratoires pharmaceutiques. C’eut été également une Palme utile tant il est important de rappeler à tous l’importance et la gravité que fut et qu’est encore l’épidémie du SIDA. Et c’eut été enfin une Palme en forme d’hommage à toute une jeunesse sacrifiée et un groupe, Act Up, qui a œuvré corps et âme pour la reconnaissance de la maladie et harcelé les pouvoirs publics pour qu’ils agissent. Une Palme évidente et revendicatrice en quelque sorte comme avait pu l’être « Fahrenheint 9/11 » en son temps contre les lobbies des armes. Mais, au final, que sont les récompenses face à la force de frappe d’un film simple qui va droit au cœur. D’autant plus que, certainement, une pluie de Césars l’attend au tournant.« 120 battements par minute » est hanté par la mort, ce qui en fait un manifeste de mémoire mortifère mais jamais glauque. C’est aussi un film bourré d’énergie, un film bourré de vie, une œuvre qu’il serait nécessaire de montrer dans les collèges et les lycées à l’heure où les comportements inconscients prévalent. C’est à la mise en images d’un combat que nous convie Robin Campillo. Il choisit d’abord de partir du collectif en nous montrant les actions d’Act Up et d’une bande de jeunes et moins jeunes, malades ou pas, qui agissent pour le bien d’autrui et la reconnaissance d’une maladie inconnue qui les frappe. Les scènes s’étirent (peut-être un peu trop) et nous font prendre conscience entre rires et larmes de la difficile tâche que ces hommes et femmes se sont donnés. On apprend quels sont les domaines d’action de cette association et en filmant leurs réunions, on a l’impression d’être en totale immersion avec eux. Puis, doucement, le film glisse vers l’intime et délaisse le général pour se frotter à l’individuel. En nous montrant l’histoire d’amour de deux hommes frappée par la maladie, on vire de l’instructif à la limite du documentaire à l’émotion la plus puissante qui soit. Sans aucune sensiblerie, ni musique larmoyante, on entre dans l’intimité d’un couple que la maladie et la mort va séparer. C’est sublimement triste ou tristement sublime mais, dans les deux cas, c’est à en pleurer. La dernière demi-heure est à ce titre un choc émotionnel. « 120 battements par minute » - quel beau titre - est aussi nécessaire qu’indispensable et il mérite la plus grand exposition qui soit.
  • Bertie Quincampoix
    Terrible chronique des années Sida en France, 120 battements par minute revient plus particulièrement sur les combats menés par Act Up Paris au début des années 90, et notamment les actions spectaculaires dont l'association s'était fait une spécialité. Si l'on peut suivre de nombreuses Assemblée Générale du collectif – le film est d'ailleurs un objet intéressant sur les enjeux internes d'un organe politique – le long-métrage est aussi et surtout un témoignage bouleversant sur un groupe de jeunes gens dont beaucoup se savent voués à mourir rapidement, contaminés si injustement, simplement pour avoir fait l'amour, à un moment où la maladie était encore largement inconnue. Les acteurs sont tous superbes. Poignant.
  • velocio
    L’an dernier, lors du Festival de Cannes, l’ensemble de la critique s’était enflammée à propos du film allemand "Toni Erdmann" et avait mal vécu que ce film reparte bredouille (A juste titre, nous permettrons nous d’ajouter). Cette année, c’est un film français, "120 battements par minute", qui, à Cannes, s’est retrouvé coqueluche de la critique. Un engouement beaucoup plus mérité, même si ce film, une fois de plus trop long, est loin d’être parfait. In fine, une récompense prestigieuse : le Grand Prix du Jury. On ne manquera pas de rappeler que "120 battements par minute" est le 3ème long métrage réalisé par Robin Campillo après "Les revenants" et "Eastern Boys" et qu’il a beaucoup travaillé comme scénariste et comme monteur auprès de Laurent Cantet.C’est en 1981 qu’un premier cas de sida a été signalé dans notre pays. 8 ans plus tard, Act-Up Paris, association militante de lutte contre le sida, a vu le jour, sur le modèle de l’association américaine Act-Up fondée 2 ans plus tôt. Ce sont les débuts de cette association que Robin Campillo a entrepris de relater dans "120 battements par minute", au travers d’une reconstitution minutieuse de ses assemblées générales et de ses actions militantes qui pouvaient se dérouler aussi bien dans les lycées que dans la rue ou dans les sièges sociaux des laboratoires pharmaceutiques.Après une première partie au caractère quasiment documentaire et presque toujours passionnante, le film, en avançant, s’attache de plus en plus à la relation amoureuse qui s’établit entre Nathan, « séro-neg », et Sean, un militant très actif mais gagné de plus en plus par la maladie. Cette deuxième partie n’arrive pas trop à choisir entre pur mélo et froide description mais elle est rehaussée par les prestations de Nahuel Perez Biscayart et d’Arnaud Valois, les comédiens qui interprètent les rôles difficiles de Sean et de Nathan. Il est indéniable que, à Cannes, Robin Campillo a marqué les esprits avec ce film consacré aux premiers moments de l’association Act-Up Paris et il va probablement le faire à nouveau dans les salles. Un film en quelque sorte dédié à toutes celles et tous ceux qui sont morts du sida, mais aussi à celles et ceux qui ont survécu et qui continuent de se battre contre la maladie.